‹ L'Algérie en 1854Chapitre 2 sur 31 · MESSIEURS · texte numérisé non relu

MESSIEURS

Je m'empresse de vous rendre ce que vous avez bien voulu me prêter : V intelligence des beautés , des ressources , de la situation de notre colonie d'Afrique.

Les ouvrages et les nobles élans du général Daumas, mes vieilles relations d'amitié avec le général Marey-Monge, m'avaient inspiré le désir de voir l'Algérie, de m'initier à ses besoins. Le gouvernement sage, protecteur, conciliant, du général Randon a puissamment concouru à me la faire connaître et à développer le légitime amour que je ressens pour elle.

Non-seulement, Messieurs , vous m'avez fait apprécier l'Afrique française par vos écrits , par vos paroles , par vos actes , mais encore celui d'entre vous qui dirige les affaires de l'Algérie a eu l'indulgence de m'accorder généreusement tous les moyens de la bien visiter et de la parcourir avec fruit, dans les limites tracées autour de ses devoirs.

IJ humble travail que j'ose placer sous vos auspices , Messieurs , est donc , en grande partie, votre propre ouvrage, et mon offrande n'est qu'une sorte de restitution obligatoire pour ma conscience et ma gratitude.

Daignez agréer l'hommage des sentiments respectueux avec lesquels j'ai l'honneur d'être,

Messieurs ,

Votre très-humble et très-dévoué serviteur ,

Joseph BARD.

Demigny (Saône-et-Loire), le juillet I8ï>4.

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