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QUATERNAIRE ANCIEN

de dépôts d'attcrrissemenls continentaux, ou de fonds de chotts.

Les subdivisions du terrain quaternaire sont difficiles à établir d'une manière satisfaisante, en raison de l'impossibilité fréquente de saisir les relations stratigrapbiques des dépôts alluvionnaires ou des atterrissements continentaux avec des terrains portant eux-mêmes l'indication de leur âge.

M. Pomel établit deux sous-groupes ; l'un ancien, l'autre récent.

Quaternaire ancien. — Dans le sous-groupe ancien, M. Pomel fait rentrer les grands dépôts clysmiens des vallées telliennes et des Hauts-Plateaux, et des gradins du versant saharien; ce sont, à la base, des dépôts de galets, puis des limons gris, parfois rouges, avec grumeaux calcaires.

Ces atterrissements anciens ou terrain subatlantique de M, Pomel se relèvent sur les flancs des bassins, sous des angles et à des distances qui indiquent un dénivellement postérieur à leur dépôt.

Ces alluvions limoneuses, dans la région saharienne, deviennent dures, rocheuses à la superficie et prennent alors le nom de IJamada; cette carapace superficielle est calcaire, elle reparaît aussi sur les limons quaternaires du Tell et même sur les autres terrains friables. « Cette croûte dure, dit M. Pomel, résulte d'une sorte d'incrustation stalagmitique superficielle par suite de l'évaporation des eaux calcaires et plus ou moins salées qui remontent par capillarité. »

Cette croûte travertineuse isolant, sur de très grandes surfaces, une faible couche superficielle de terre végétale, devient un obstacle à rétablissement

d'ane végétation arborescente, qui aurait besoin pour vivre d'enfoncer des racines dans les épaisses couches sous-jacentes des dépôts meubles. Aussi la vaste plaine de Sétif {Ager arboriinfecundus àe Salluste), et toute la région des Hauts-Plateaux de l'Ouest sont absolument privées d'arbres, la carapace calcaire y étant partout superficielle et continue. Cette croûte calcaire estutiUsée fréquemment pour empierrer les routes et faire de la chaux. Des colonnes expéditionnaires ont pu s'y creuser des logements en perçant la voûte calcaire et en déblayant les sables meubles sous-jacents. — On a pu sur bien des points établir la culture arbustive, en défonçant cette croûte stéri- Usante.

La puissance considérable des terrains quaternaires dans les dépressions est révélée par les nombreux sondages artésiens, pratiqués dans les Hauts-Plateaux et particulièrement dans le Sahara. — Ces puits ont une profondeur moyenne de 70 mètres, les couches traversées comprennent des séries alternantes de sables, de graviers et d'argile, au miUeu desquelles on rencontre plusieurs nappes d'eau ascendantes ou jaillissantes, ahmentées par les infiltrations pluviales venant se perdre dans les parties absorbantes qui reçoivent aussi les oued des montagnes du bourrelet saharien.

M . Pomel (1) rattache au quaternaire de puissantes formations de Travei^tins, dont les sources sont aujourd'hui taries. Ces dépôts forment le sommet de collines, par suite de l'ablation des surfaces qui les avaient limitées et de leur ravinement. A Milianah,

(1) Pomel, Massif de Miiianah.

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