QUATERNAIRE RECENT
à cette époque, le remplissage des grottes préhistoriques, comme celles du Grand Rocher, de la Pointe Pescade, serait ainsi contemporain des hmons à Ekphas africanus ; dans ces grottes, avec des déhris de poterie, on a observé Elephas africanus^ Byœna spelœa. Phacochère, Antilope.
D'autres stations préldsloriques paraissent un peu plus anciennes, elles sont constituées par des dépôts de sable, dans le voisinage de sources, à Palikao près Mascara et sur le littoral, à Aboukir. M. Pomel a pu recueillir une grande quantité d'ossements di Elephas atlanticus Pomel, intermédiaire entre VE. africanus et E. meridionalis , Elephas sp. petit, voisin de VE. meliiensis, Hippopotamus^ Sus scropha, Camelus lliomasii, Bubalus antiquus^ Rhinocéros mauritanicus Pom., Equus mauritanicus Pom., Hyxna spelsea. On a également découvert, dans les mêmes stations, quelques outils de forme tout à fait primitive, éclats de galets en grès quartziteux ou petits éclats de silex.
Dans le Sahara, dans des fonds d'anciens Chotts ou Sebkha, on trouve des dépôts gypseux, postérieurs aux quaternaires anciens des Hamada et remarquables par la présence du Cardiumedule, d'abord mêlé avec des espèces lacustres, puis restant seul et finissant par disparaître, indiquant ainsi les différentes phases de l'instauration du régime saharien. Ce terrain à Cardium edule aune composition variable. On y trouve des poudingues, des sables, des grès. des argiles, le tout chargé de gypse.
Les grandes dunes du Sahara appartiennent à l'époque quaternaire et à l'époque actuelle, elles sonttoujours superposées aux formations précédentes
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et correspondent à l'instauration du régime météorologique actuel, qui remonte très loin dans les temps préhistoriques. A la surface de ces dunes, on trouve en efi'et des outils en silex caractéristiques.
Les dunes n'ont pas la mobilité qu'on leur attribue généralement et elles ne constitueront pas un obstacle aussi considérable qu'on pourrait le croire à l'installation d'une voie transsaharienne. Elles se sont formées sous l'influence des vents réguliers.
Le vent fait le triage des éléments désagrégés, enlève l'argile, le gypse, le calcaire, la silice reste seule, les grains de quartz sont ensuite classés, les gros restent en place, les fins roulent à la surface du désert et sont amoncelés en dunes.
Les coquilles marines, recueilhes à la surface des dunes et sur lesquelles on a voulu baser l'origine marine de ces formations sahariennes, ont évidemment été apportées par l'homme; tel est le Cyprœa moneta, coquille-monnaie de toute l'Afrique centrale, ou encore le Nassa gibbosula perforé et ayant fait partie d'un chapelet de coquilles.
Divisions du Quatemnaire d'Algérie, d'après M. Pomel.
^. / Grandes dunes du Sahara, silex taillés.
'^ \ n T 7 7 (Terrains des dépressions du Sa-
-; Cardium edule \ u
C V ( hara.
V / ( Terre rouge des coteaux, grottes.
g \ Elephas nfricanvs \ Alluvions des vallées (Cheliff, plaine
S / V de la Mctidja, etc.).
Se,, j ,, ,. ( Stations préhistoriques de Palikao,
^ Elephas atlanticus . . . .^ , • ^
o- 1 '^ / Aboukir.
/ Anciennes plages \
~ 1 émergées. r Grès à hélices.
2 ] Slrombiis médiierra- 1 Grés et calcaires à pecloncles.
g 1 neus. )
ç^ [ Atterrissements anciens ou terrain sub-atlautique et \ travertins anciens.