‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 87 sur 227 · parties de · texte numérisé non relu

parties de

froment

Quantités

correspondantes de seigle

Quantités

de

seigle

libérées

Quantités

de

seigle

en excès

Quantités

de

seigle

à recevoir

Anvers

Bruxelles ....

Brabant

Hainaut

Liège

Limbourg ....

Luxembourg .

Namur

Totaux . . .

désirer dans toutes les provinces, sauf dans le I/imbourg où ils atteignent 97.60 % de la récolte totale.

Anvers a acheté 44-48 %

Brabant » 49 • 75 %

Hainaut » 55 • (^o %

Liège » 46.12 %

Limbourg « 97 • <3o %

Namur « 36 . 30 %

Luxembourg » 25 . 85 %

Il est absolument nécessaire que les Bureaux des récoltes activent les achats et nous prions les Comités provinciaux d'insister auprès de ces organismes pour qu'ils fassent de nouveaux efforts dans cette voie.

Si, comme il arrive fréquemment, la difficulté qu'ils rencontrent consiste dans la mauvaise volonté des producteurs, nous vous invitons à prendre des mesures pour les contraindre à faire leurs livraisons. Dans cet ordre d'idées, le Comité provincial d'Anvers vient de prendre, d'accord avec le président de l'administration civile de la province, la décision de supprimer le ravitaillement en fourrages (sons, tourteaux, etc.) aux producteurs, qui ne se mettent pas en règle quant aux livraisons des céréales ndigènes.

Nous vous prions de vous mettre immédiatement en rapport avec le président de l'administration civile de votre province et de lui proposer d'appliquer la même mesure ou toute autre disposition analogue de nature à amener les producteurs à se conformer aux règlements existants.

L'insuffisance des moyens de tran.sport, qui nous a été signalée, d'autre part, comme une des causes de la situation, ne doit pas arrêter ou ralentir les achats. Pour y parer, on peut créer des dépôts de céréales dans les centres producteurs, ne fût-ce qu'à titre provisoire. Notre objectif est, en effet, d'avoir sous le contrôle des Bureaux des récoltes la plus grande quantité possible de céréales de la récolte de 191 6.

Nous vous rappelons à ce sujet nos instructions antérieures préconisant la multiplication des dépôts de céréales.

Nous vous prions de nous faire connaître d'urgence les dispositions que vous aurez prises ensuite de la présente circulaire.

lycs résultats obtenus en 1917 furent un peu meilleurs qu'en 1916, sans cependant être complètement satisfaisants. Le 18 avril 1918, le président invitait de nouveau en ces termes les Comités provinciaux à user de toute leur influence pour assurer au Comité National la possession de la quantité de céréales indigènes la plus forte possible.

Les achats de céréales indigènes de la récolte de 19 17 sont à peu près complètement terminés. A la date du 9 avril courant, ils atteignent le

l68 I,E PAIN

chiffre de 135,349 tomies, contre 116,739 en 1916-1917 et 168,024 tonnes en 1915-1916.

Quoique cette année l'augmentation soit de 18,610 tonnes par rapport à la campagne précédente, on ne peut considérer ce résultat connue assez satisfaisant, car il faut tenir compte de ce qu'une partie de seigle, réservée antérieurement pour le bétail, fut acquise à l' alimentation humaine pour l'exercice 1917-1918. 1/ augmentation à résulter de ce chef aurait dû dépasser 50,000 tonnes.

Ces diminutions successives d'une année à l'autre ne laissent pas que d'être inquiétantes pour l'avenir, étant donné qu'elles se produisent au moment où il est le plus nécessaire de maintenir — d'augmenter même — la ration de pain.

Il importe donc de mettre tout en œuvre pour amener au Comité National toute la production disponible de la prochaine récolte. Pour cela, il est nécessaire, en tout premier lieu, de combattre la fraude qui se commet dans les déclarations des cultivateurs, en faisant contrôler la sincérité et l'exactitude de ces dernières. L'expérience de cette année ayant démontré (jue 25 % au minimum des superficies cultivées avaient généralement été dissimulées par les producteurs, des contrôles doivent être entrei^ris partout, à l'effet de faire apparaître les cliiffres réels des emblavements. Ce travail de vérification est de la compétence des Commissions provinciales des récoltes, qui ont reçu de la Commission centrale des récoltes des instructions pour accepter dans ce but la collaboration des Bureaux provinciaux des récoltes. Ceux-ci ont déjà reçu des instructions du Bureau central des récoltes pour faire effectuer ces travaux de contrôle. Nous prions les Comités i^rovinciaux de secours et d'alimentation de prêter leur aide aux Bureaux provinciaux des récoltes pour l'exécution de ce travail.

Les renseignements précédents furent complétés à la réunion du 3 octobre 1918. Pour exciter le zèle des Comités provinciaux, le Comité National leur soumit un exposé d'ensemble des résultats obtenus pendant chacune des trois années qui s'étaient écoulées depuis l'attribution au Comité National du monopole de l'achat des céréaleé indigènes. Cet exposé démontre clairement qtie le Comité National était frustré d'une part toujours plus considérable des produits qui lui étaient réservés :

Au moment ovi commencent les achats de céréales de la récolte 1918, il n'est pas sans intérêt de jeter un coup d'œil sur les opérations antérieures des Bureaux des récoltes.

D'après le tableau I ci-après, les achats de la récolte 1915 ont atteint 163,000 tonnes, ceux de 1916, 116,000 tonnes et ceux de 1917, 138,000 tonnes de céréales, alors que les prévisions établies faisaient prévoir

pour 1915 une récolte de 184,000 tonnes, pour 1916, 162,000 tonnes et pour 191 7, 176,000 tonnes. On sait cependant que les prévisions sont établies sur des bases excessivement modérées.

Si l'on s'en tient à l'année 191 7, on constate à la lecture du tableau I que les provinces d'Anvers, de Hainaut, de Limbourg et de Luxembourg ont fourni à peu près toute la quantité de céréales prévue, tandis que les provinces de Brabant, de Liège et de Xamur sont en déficit marqué.

Le chiftre des achats globaux est descendu de 163,000 tonnes en 191 5, à 116,000 tonnes en 1916, pour remonter à 137,000 tonnes en 1917. Ce relèvement n'a pas atteint les limites espérées. Le déficit est dû aux provinces de Liège, de Brabant et de Namur, mais surtout aux pro\-inces de Brabant et de Namur, dont les rendements sont fort en dessous des prévisions.

Bien qu'il soit difficile, dans une matière aussi complexe, de comparer la situation présente à celle qui existait avant la guerre, il est cependant pennis de dire que l'effort demandé aux producteurs n'est pas bien grand, si l'on note que les pro^-inces du gouvernement général produisaient avant la guerre, d'après le recen.sement général de 19 10, plus de 600,000 tonnes de céréales panifiables (froment, seigle et épeautre).

IvCS céréales achetées ont été, dans la mesure du possible, consonunées dans les provinces d'origine. Mais, en cours d'exercice, il a été fréquemment nécessaire de déroger à cette règle, soit pour parer aux besoins du ravitaillement des autres provinces, soit pour obtenir des mélanges de céréales plus avantageux dans les pro^■inces productrices. Le tableau II ci-annexé indique les quantités de céréales indigènes réparties dans chaque pro\'ince sur les récoltes 1915, 1916 et 1917.

Le recensement des céréales jwur la récolte 191 8 marque, dans plusieurs provinces, une nouvelle réduction des prévisions. Mais les évaluations sont manifestement inférieures à la réalité et, dans de nombreux cas, elles sont même inférieures aux préx-isions de l'an dernier, alors que la récolte de 1918 est meilleure que celle de 1917. Il en résulte que les quantités qui seront achetées au cours de la campagne qui commence, peuvent facilement atteindre les quantités prévues; elles peuvent même les dépasser, si les Comités provinciaux veulent seconder sans réserve les Bureaux provinciaux des récoltes. Car c'est une erreur de croire que le producteur, qui a livré toute la quantité de céréales fixée par le recencenient, est hbéré de toute fourniture supplémentaire et qu'il peut consommer ou vendre Hbrement ce qui lui reste. Il n'en est rien. Toute la récolte est saisie au profit du Comité National et le producteur ne peut disjwser pour la consommation de son ménage et de ses ouvriers, que des quantités qui lui sont attribuées. C'est là un point très important que les Comités provinciaux feront bien de signaler, car les excédents doivent être très considérables cette année, eu égard à la modération des évaluations et au rendement de la récolte.

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