II
Totaux. . .
Bien que figurant dans les documents de répartition de la C. R. B. sous l'iutitulé « Population », ces chiffres donnaient.
l82 LE PAIN
en réalité, le nombre des rations qui entraient en ligne de compte pour la répartition. Aux rations entières qu'elle devait à chacun des habitants des provinces, la C. R. B. ajoutait : i^ le grain nécessaire aux rations partielles des agriculteurs qui ne produisaient pas de quoi subvenir entièrement à leurs propres besoins; 2° le grain employé pour le ravitaillement des hôteliers, ce ravitaillement étant imposé par l'autorité allemande; 3» dans les provinces de Hainaut et de Namur.le grain destiné aux rations supplémentaires qu'à la demande de l'autorité allemande le Comité National octroyait aux ouvriers bouilleurs; 40 enfin, à dater du mois d'août 1916, le grain employé à la fabrication des conques scolaires. Pour faciliter l'établissement des parts, la C. R. B. avait transformé ces rations partielles et supplémentaires en un nombre équivalent de rations entières qu'elle avait ajouté aux rations ordinaires. A partir du i^^ avril 1916, une rectification de forme fut opérée dans les tableaux de répartition et la rubrique « Rations » fut substituée à la rubrique « Population ».
Deux fois par mois en 1916, plus tard, en 1917, au début de chaque mois, le tableau des rations était revisé pour tenir compte à chaque province des modifications apportées à ses charges par des changements de limites, l'arrivée ou le départ de réfugiés ou encore par des variations dans le rationnement. Le document principalement utilisé pour l'établissement du tableau, était l'état de répartition des froments envoyé mensuellement par chaque province.
C'est d'après la statistique des rations que le Comité National dressait les projets de distribution des céréales indigènes et exotiques qu'il communiquait de temps à autre aux délégués provinciaux pour leur servir de guide dans la fixation des rations. Souvent il accompagnait cette communication de conseils ou d'ordres aux Comités provinciaux sur la façon de répartir les produits mis à leur disposition et sur les moyens de pourvoir, dans certains cas spéciaux, à l'insufiîsance des arrivages.
Trois de ces projets sont reproduits ci-après : celui du 14 octobre 1915, parce qu'il est le premier qui ait été dressé; ceux du 30 novembre 1916 et du 15 février 1917, à raison des commentaires qui les accompagnent.