‹ L'Allemagne de M. de BismarckChapitre 24 sur 32 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

NAPOLÉON, près du fanteail; PIETRI, près du bureau; TOLAIN, VARLIN, BERNHARD SUTRO.

NAPOLEON

Qui VOUS envoie?

TOLAIN

Les travailleurs de France, Sire. Les ti*availleurs et les misérables.

VARLLN.

Et la volonté de délivrer les travailleurs de la misère.

NAPOLEON

Alors nous sommes amis; notre but est le même.

VARUN.

Vous dites cela, et vous l'avez dit souvent déjà. — Hais les paroles ne nous suffisent plus; nous voulons des faits; des faits seuls peuvent nous contenter; — nous avons faim, nous avons très faim, — Sire.

NAPOLÉON

Vous savez que je veux travailler pour vous. — Je ne vous demande qu*une chose : n'ayez confiance qu*en moi seul. — Si vous êtes avec moi... avec vous je puis tout.

TOLAIN

Sire, ne soyez pas si froid ; il n^est pas question ici de Thonneur ni de la puissance. Nous cherchons le salut; nous cher« chons à nous délivrer du fléau qui s*étend sur tout le pays. Vous

n'entendez pas d*ici les malédictions des malheureux, — les plaintes qui sortent des lèvres pâles de la faim. — Vous ne voyez pas les enfants et les femmes sur la paille, dans la boae et la saleté. — Vous ne savez pas ce que c'est que de lutter depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher, — et pour rien, rien, toujours rien.

NAPOLÉON

Vous rêvez ; je ne comprends pas vos paroles .

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