‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 395 sur 572 · NÉGOCIATIONS CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS CATHOLIQUES

que « réraissaire de Satan », et disaieut que Stiege! s'en servait pour couvrir son ignominie ^.

A la requête do son médecin et de son chancelier, le duc réunit en consistoire quatre ecclésiastiques et quatre laïques, qu'il chargea, sous sa direction, de décider sur toutes les affaires ecclésiastiques, et de prononcer le ban ecclésiastique contre quiconque s'écarterait de la pare doctrine. Nul écrit signé d'un ecclésiastique ou d'un laïque ne devait plus être imprimé sans avoir passé à la censure de ce consistoire. Les Flaciniens, qui en avaient été exclus, présentèrent au duc une adresse où ils le menaçaient des plus rigoureux châtiments du ciel s'il continuait à s'immiscer dans les choses spirituelles; il était invité à réfléchir au sortdeSaùl et d'Azarias. Déjà, à Weinsor, on avait vu des aspics, des serpents ramper dans les vergers; les fossés de la ville étaient remplis de sang, les cigognes s'étaient envolées de la cité pour aller s'abattre sur les potences ; on avait vu distinctement le turban turc sur la tète de quelques abeilles ; tout cela présageait évidemment de grandes et prochaines calamités, car Dieu avait coutume de punir les injures et les mauvais traitements infligés à ses serviteurs ; les quarante enfants de Béthel déchirés par les ours en étaient la preuve-.

« Cette inquisition de la prétraille » faisait désirer à Jean- Frédédic que tous les princes protestants se réunissent dans un synode général pour faire enfin aboutir la conciliation religieuse.

L'Electeur palatin et le duc Christophe de Wurtemberg regardaient le synode comme d'autant plus nécessaire pour les intérêts politiques et religieux que, depuis l'avènement de Pie V au trône pontifical (décembre 1559), le Pape et l'Empereur s'étaient réconciliés, et que tous deux, avec l'assentiment des membres d'Empire catholiques, étaient entrés en pourparlers , quant à l'organisation d'un prochain concile général.

Ces négociations nous permettront d'examiner en détail la situation politique et religieuse à cette date; mais pour les mieux comprendre nous commencerons par étudier les mœurs et la religion dans les pays héréditaires de l'Empereur et dans les territoires restés jusque-là fidèles à l'Eglise romaine.

' Vf)y. celte satire dans \Vi:i.i-i;u, l. 11, pp. ,']8-42. - Sai.k;, t. 111, pp. ()3l3-t>30.

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