LA COUR
La Cour de Dresde. — Le Musée des trésors. — Bals royaux. — Les cinq classes d'invités, comiques. — Comment le Roi reçoit. — Grand buffet, petit buffet — Ce qu'on dit du Roi. ■
pas un aigle.
— Distinctions
— Le Roi n'est
A première place dans la capitaleappartient, comme je l'ai dit plus haut, aux fonctionnaires et aux officiers. On n'y rencontre guère, dans l'ensemble, de gens beaucoup plus ouverts ni plus cultivés qu'à Leipzig. Mais la Cour, surtout au xviii« siècle, avec ses rois artistes, protecteurs des musées et de l'opéra, contribua à polir les mœurs, à maintenir le bon ton des manières et à créer des traditions. La Cour de Dresde est certes moins brillante que celle de Berlin, quoique plus riche en trésors artistiques. Moins exclusive aussi, elle s'ouvre assez facilement aux étrangers, accueille les Anglais qui furent présentés à la Cour d'Angleterre au Dravving Room et plus facilement encore les Américains, tous égaux dans leur snobisme grossier, tous déiireux d'être
reçus au Palais. Ceux qu'on a refusés à Berlin se consolent à Dresde.
Les réceptions au Château royal sont un prétexte à étaler, au milieu des fleurs, des étoffes anciennes et des lumières étincelantes, tous les joyaux de la couronne, pierreries, émaux, vases d'or et d'arj^ent. fantaisies de nacre, d'écaillé, d'ambre et de pierres fines, camées d'onyx, coupes de cristal de roche ou d'agathe, toute l'argenterie royale, plats niellés, aiguières ciselées, écuelles pesantes, burettes, tasses de vermeil, gobelets martelés, compotiers incrustés de gemmes, surtouts qui dorment en temps ordinaire avec les trésors royaux dans les vitrines de la Griine Gewôlbe, ou Galerie verte. Cette galerie, ouverte aux visiteurs, est riche principalement des chefs-d'œuvre de J.-M. Dinglinger, orfèvre attitré d'Auguste le Fort, habile ouvrier, mais d'un goût lourd qui faisait de ses pièces d'orfèvrerie des monuments interminables, des pièces montées, sur-
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LA GALERIE DE PEINTURE de DRESDE esl la plu-; imporlanle après celles de Paris el «le Florence il
posM'<le iU- nombreux clH'rs-d'u'uvre des plus grands maîtres connus.
L'OPERA de DRESDE possède un des meilleurs orclieslres du monde auquel leii.x de Berlin, de Munich el de
Leip/ig peuvent seuls èlre comparés.
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(lu inon.le el un Opéra r.-pule pour I excell.-ne.; .1.- ses arli-les. Mlle royale eullu. elle aittre nou seuleiiiciil l.eaucoup JAIIemauds, mais encure les étrangers, «lui y peuvunl uieuer une vie facile et gaie.
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Planches ?46-347.
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