iœrres, Gesammele /Jriefe. II, p. 6(J8, et III
4. i>as Heldenbuch von Iran ans dcm Schali-Namek des Firduai, 2 vol,
politique, auxquelles Gœrres n'avait pas le courage de fermer ses fenêtres, venaient souvent troubler le ménage. « On se plonge dans le passé, écrivait-il ; et voilà le présent qui cogne à toutes les croisées. Maudite politique! elle absorbe toutes les journées avec d'innombrables feuilles volantes, qu'il faut du moins flairer pour se mettre au courant M » En vain Greuzer insistait-il pour que Gœrres achevât bientôt ses travaux historiques sur les légendes 2 : Gœrres continuait, mais n'achevait pas ; la malveillance du roi de Prusse avait fait de lui, suivant l'expression de Jean-Paul Richter, un autre Goriolan; et le Goriolan strasbourgeois ne boudait, ni ne se taisait. Il inclinait trop à se réputer l'interprète de Dieu, pour qu'un autre que Dieu pût le condamner au silence ^. Il présentait ses prophéties comme autant de créances sur l'histoire du lendemain ; et l'histoire, de par la volonté divine, acquitterait ces créances en réalisant les prophéties. '( Mes prédictions ont été tellement justifiées, écrivait-il à Perthes, que des
Berlin, 1820. Gœrres y travaillait déjà en 1811 (Reiiihokl Steig, Achim von Arnim und Jacob und Wilhelin Grimm, p. 159). — D'ailleurs, luèine durant ses années de politique active, Gœrres ne dédaignait pas la philologie : il dédiait au major AV. de Scharnhorst, eu 1817, un recueil de poé.sies allemandes populaires {AUdeulsche Volks und Meistcrlieder). — La censure de Berlin hésita même à laisser imprimer le nom de Gœrres dans l'annonce que faisaient les journaux de la publication du Sclmh Nameh (Gœrres, Gesainmelte Briefe, I, p. 143).