Norber, loc. cit., XII. p. 1347 et 13.J
LA RÉORGANISATION DE l'ÉGLISE 121
dont les meilleures étaient reproduites dans VArchiv que dirigeait Wessenberg^, des examens semestriels, auxquels en général Wessenberg présidait-, des récompenses offertes pour le meilleur essai de catéchisme « éclairé » ou pour le meilleur formulaire d'une messe allemande 3, tenaient en haleine l'activité intellectuelle du clergé : Wessenberg voulait que ses prêtres travaillassent, et que chaque semaine ils fissent des sermons, et que deux fois la semaine ils enseignassent aux enfants la religion'*. Il rêvait, vraisemblablement, d'un relèvement continu de l'esprit populaire, qui permettrait, tôt ou tard, de reléguer définitivement la révélation : mais elle était encore bonne pour le menu peuple^, pour cette humble foule que Wessenberg et ses prêtres appelaient dédaigneusement « le tas du commun des chrétiens » [gemeinen Christenhaiifeii^'). Wessenberg, dans ce tas, rencontrait des résistances : le peuple apprenait avec quelque surprise que les indulgences étaient désormais conférées, non point à la prière, mais au sauveteur qui ranimerait un noyé ou un pendu, ou bien au père de famille qui enverrait régulièrement ses enfants à l'école "' ; un village badois se soulevait parce que la récitation du Rosaire était interdite^; et dans
1. Norber, loc. cit., XII, p. 1346-1347 : la Monatschrift d'abord, puis de 1804 à 1827, le Konstanzer Pnstoralarchiv, furent les organes de Wessenberg.