Spahn, Philipp Veit, p
2 « La considération des belles œuvres d'art, écrivait Bôhmer, on 1821, produisait en moi une poussée de christianisme, bien plus que la Iccluro même de la Bible. » (Janssen, Bôhmer's Leben und liriefe^ II, p. 97.)
colonie allemande de Rome, une sorte de phénomène contagieux K
Interminable serait la liste de ces néophytes, et nous ne pouvons ici que Teffleurer. Avant Overbeck, c'étaient, en 1807, les frères Riepenhausen 2, graveurs de talent ; en 1811, le peintre Frédéric Cramer ^. En même temps qu'Overbeck, en 1813, c'étaient Vogel, directeur de TAcadémie de Dresde^, le peintre Louis Schnorr de Garolsfeld^, et l'archéologue Platner^. Après Overbeck, en 1814, c'étaient les deux Schadow, Guillaume, le peintre, futur directeurderAcadémiedeDusseldorf^,etRodolphe, le sculpteur^; ils disaient adieu à Luther à Tinstant même où leur père, Gottfried, sculpteur aussi, achevait, là-bas en Allemagne, un monument du Réformateur. En 1814 encore, c'était le peintre Klinkowstrôm, qui ne rentrait de Rome à Vienne que pour se convertir aux pieds du P. Hofbauer avec Frédéric Schlegel comme parrain, et traduire en allemand les œuvres de Frayssinous ^.
1. Les catholiques d'oripine, de leur côté, devenaient parfois, à Rome, plus catholiques; témoin Ringseis écrivant que son triple séjour à Rome a puissamment contribué à faire de lui « un fils déterminé de son Eglise ». {Erinnerungen, II, p, 181).