‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 181 sur 215 · Metternich, Mémoires, III, p · texte numérisé non relu

Metternich, Mémoires, III, p

3. Sepp, op. cit., p. 296 et siiiv. — Adam Millier regrettait, dans ce livre, les diatribes contre la Prusse et certaines visions ini-manichéennes rai-panthéistes ; mais il se délectait dans les pages iur les Etats centralisateurs et sur les tentatives constitutionnelles de Nassau {Briefwechsel r.wîschen Friedrich von Gentz und Adam Mûller, p. 297).

tentement se faisait jour, d'un bout à l'autre de la patrie : Gœrres allait en donner les raisons profondes. Des adolescents se vouaient à la mort; Gœrres allait dire pourquoi. Il allait ejcuser en l'expliquant la grande conspiration par laquelle <i le sentiment national inquiété, l'espérance trompée, l'orgueil offensé, la vie comprimée, se liguaient contre l'arbitraire aveugle, contre le mécanisme des forces décrépites, contre l'endurcissement des préjugés, contre le venin rongeur des maximes du despotisme ».

Les congressistes de Vienne étaient les premiers responsables : chaque prince avait emporté son contingent d'âmes sujettes, et le premier devoir de leur sujétion était de ne se plus souvenir de la patrie morcelée; l'Allemand devait être « le suisse, le colporteur et le laquais du monde entier* ». De là, par représailles, les tressaillements de fierté qui parfois devenaient séditieux, les explosions de révolte qui soudain se faisaient meurtrières; la « métaphysique de la haute police transcendantale », au lieu de voir le mal et d'y remédier, trouvait plus commode de dénoncer une grande conjuration de haute trahison et de sévir^. « Si l'un des côtés de la patrie était tourmenté par des mouvements sans fin et sans but, c'est que l'autre paraissait frappé d'apoplexie » : Gœrres, à l'avance, prédisait à cette police apoplectique une série de défaites.

De jour en jour, annonçait-il, la force puissante de la nature se développe davantage dans les peuples... La nation

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