‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 196 sur 215 · PhilQsophie ^e /(i vie, II, p, 387-3P · texte numérisé non relu

PhilQsophie ^e /(i vie, II, p, 387-3P

tacle surgit : Schlegel l'appelle Tidolâtrie politique. « On ne peut espérer la réformation divine, écrit-il, avant que toute idolâtrie politique, quelque forme qu'elle affecte, de quelque nom qu'on la voile, n'ait complètement disparu de la terre ^ ». Ce que Schlegel qualifie de ce nom, c'est Tabsolutisme, quel qu'il soit, celui d'un seul ou celui d'une foule ; c'est le despotisme, quel qu'il soit, celui du prince ou celui de la masse-. Rien à ses yeux n'est aussi faux, et aussi opposé au sentiment chrétien et à l'esprit religieux, que le droit strict et absolu et les théories politiques absolues. Entre ces théories et le christianisme, il y aura toujours conflit; car l'Etat chrétien, par là même qu'il est chrétien, est fondé sur l'histoire, déterminé par elle; il affecte un caractère de relativité; il reconnaît et laisse subsister tout ce qui est légalement établi et conforme au bien social ; et il repousse pareillement le despotisme arbitraire et le principe rationnel d'une liberté et d'une égalité universelles, la tyrannie d'un souverain et la tyrannie d'une faction 3. Alors s'insurge le faux esprit du siècle, que Schlegel définit « l'absolu dans les opinions et dans les actes ». « On détache de tout un entourage historique, continue-t-il, une particularité que l'on représente et que l'on

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