Voir, sur ce point, Stigloher, op. cit., p. iU
72 DU joséphisme: aux concordats
accordait aux évéqueg, tous les cinq ans, le droit de dispenser des lois de TEglise dans les affaires matrimoniales ^ ; obligation du placet épiscopal pour la circulation des actes pontificaux : telles furent les nouveautés promulguées à Ems. On stipula que les rapports de TEglise d'Allemagne avec le Saint-Siège devaient être réglés comme Tavait décrété le gallicanisme du xv° siècle. Ou prétendit limiter la juridiction de la Curie, et Ton établit que, lorsqu'en troisième instance un appel serait porté à Rome, le Saint-Siège devrait nommer, en Allemagne même, des juges pour la cause'-. Ainsi, de leur propre initiative, les métropolitains définissaient la portée de leurs droits et traçaient des règles h la primatie papale ; en se réservant d'approuver ou de repousser les docu^ ments pontificaux, en corrigeant la formule du serment de fidélité au Pape telle que Tavait fixée Grégoire Vil ^, ils remaniaient les assises mêmes du gouvernement de 1 Eglise et signifiaient à Pie VI, non point même leurs vœux, mais leur volonté. A Técart du reste de Tépiscopat, les délégués des électeurs ecclésiastiques s'étaient érigés en législateurs pour l'Eglise d'Allemagne. Ils eurent ensuite la déférence d'adresser les «ponctalions » à l'empereur, pour qu'il y souscrivît^.
Joseph 11, en principe, goûtait cette offensive de l'Eglise germanique; à Vienne surgissaient pamphlets sur pamphlets ; les publicistes sem-