A Glogau, à Kosel, p
pour la grandeur et l'indépendance de la Bavière et du Wurtemberg, que des hommes d'état comme Mongelas croyaient sincèrement fonder avec l'aide de Napoléon» Pour les moins cultivés, il leur suffisait de combattre et de mourir pour un maître. Ce sentiment absolu de dévouement pour leur principicule, sentiment qui ne laissait pas de place à un autre, se retrouve dans un fait caractéristique, cité dans un rapport de Jérôme : « Un canonnier ayant la cuisse emportée par un boulet de canon, ses camarades accoururent pour le secourir, il leur dit : « Mes amis, re- « tournez à votre besogne, et que ce que vous voyez (( ne vous intimide pas. Si je meurs, c'est en brave « homme ; si je guéris, mon maître prendra soin d'un « bon soldat. ^ »
Le militaire aime la guerre par état et par vocation. Les soldats allemands, tant de fois employés comme mercenaires hors d'Allemagne, exportés, comme une marchandise humaine, dans les colonies anglaises ou hollandaises, en Amérique, dans l'Hindoustan, n'étaient pas habitués à trop se demander pourquoi ils se battaient. Pourvu qu'ils fussent bien traités, convenablement nourris, suffisamment payés, pourvu qu'il y eût à espérer des aventures, de la gloire^ du butin, ils marchaient allègrement. Comptet-on pour rien le prestige de la Grande-Armée et du vainaueur d'Austerliz? Si Frédéric II avait été pour l'Allemagne le dieu de la guerre, qu'était donc Napoléon, son vainqueur posthume ? Ce même engoue-