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CHAPITRE XIX

liC blocus continental et la domination napoléonienne.

Un ordre du conseil anglais de 1806 avait déclaré les côtes de l'empire français en état de blocus : Napoléon y avait répondu par le décret de Berlin, qui établissait le blocus continental, ordonnait de saisir partout les marchandises britanniques et les navires anglais ou ayant touché aux côtes de l'Angleterre ou d'une de ses colonies. Le conseil anglais avait rendu un nouvel ordre qui défendait à tous les bâtiments de circuler sur les mers , sans avoir touché à l'Angleterre, à Malte, ou à certains autres points de la domination anglaise, sans y avoir fait visiter sa cargaison, pris licence de naviguer, et acquitté des droits énormes.

Napoléon, ne voulant pas rester en arrière, avait déclaré que tout bâtiment neutre qui se soumettrait à la visite, serait considéré comme dénationalisé et saisi comme anglais (décret de Milan).

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Danemark, en Russie, en Suède, dans l'Allemagne du Nord. De là cette querelle avec le roi de Hollande, qui finira par son détrônement, ces remontrances au Danemark, qui semblait oublier le bombardement de Copenhague, ces avertissements aux Hanséates, qui allaient provoquer une nouvelle extension de l'empire français , ces conflits avec la Suède et la Russie, qui devaient aboutir à une double rupture. Les Anglais, outre leur grand magasin central de Londres, avaient établi, pour alimenter la contrebande, dans l'Atlantique le dépôt des Açores, dans la Méditerranée celui de Malte, dans la mer du Nord celui d'Helgoland.

En avril 1810, Napoléon lui-même, au lieu de tendre pour un dernier effort son système continental, y admettait en faveur du commerce et de l'industrie française, et aussi du trésor impérial, une fâcheuse dérogation. Il remarqua que les Anglais avaient absolument besoin du blé, des bois, des chanvres, des goudrons du continent ; mais que l'industrie française ne pouvait se passer de certaines denrées coloniales, telles que l'indigo, la cochenille, les bois de teinture, les huiles de poisson, les cuirs. Il délivra donc à prix d'argent un nombre déterminé et fort restreint de licences. L'acheteur d'une licence pouvait porter aux Anglais, pour moitié de sa cargaison, les denrées continentales dont ils avaient besoin ; mais l'autre moitié devait être composée de produits manufacturés français. Au retour, il pouvait rapporter un chargement de denrées coloniales, mais seulement de celles qui étaient nécessaires à nos fabriques. Ainsi tous les intérêts français semblaient trouver leur compte à cette mesure : 1° le

Trésor par la vente des licences ; 2' l'industrie par l'importation de matières premières indispensables; 3" le commerce par l'écoulement d'une partie de ses produits manufacturés. En outre, le nombre des licences étant restreint, le commerce fait par cette voie ne s'élevant guère qu'à une vingtaine de millions, la dérogation au blocus continental paraissait peu considérable. Mais Napoléon avait compté : 1° sans la surveillance exercée par les Anglais contre nos produits manufacturés ; le porteur de licences prenait bien la moitié de son chargement en soieries ou draps français, mais il ne se chargeait que de marchandises avariées, sans valeur, qu'il jetait à la mer une fois hors de vue, et dont la perte lui était largement compensée par les bénéfices d'un commerce privilégié ; 2" sans la facilité nouvelle qu'il donnait à la contrebande : souvent le porteur de licence, en revenant d'Angleterre, ajoutait aux denrées autorisées qu'il introduisait publiquement des produits interdits qu'il faisait entrer en contrebande ; 3° sans la réclamation de ses alliés : Alexandre ou le roi de Suède, qui voyaient Napoléon se donner des libertés avec ses propres décrets et déroger pour son profit personnel à un système si onéreux pour tous, en prirent naturellement prétexte pour se relâcher eux aussi de leur surveillance. Le négociant ou le consommateur allemand, qui s'indignait déjà de la ruine de son commerce ou de l'excès de ses privations, était fort irrité des adoucissements apportés à la loi commune, dans l'intérêt exclusif du gouvernement, des consommateurs ou des négociants français * A Hambourg, dit Bourrienne, un pauvre père de îamille

a failli être fusillé pour avoir introduit dans le département de l'Elbe un petit pain de sucre dont sa famille avait besoin, et au même instant Napoléon signait peut-être une licence pour en introduire un million de pains. La contrebande en petit était punie de mort et le gouvernement la faisait en grand ; la même cause remplissait les coffres d'argent et les prisons de malheureux. »

Le 5 août 1810 (la Hollande venait d'être réunie à la France), Napoléon donna au blocus continental une forme toute nouvelle. Il avait remarqué que le grand mobile de la contrebande c'était un bénéfice de 30 ou 40 p. 100. S'il s'attribuait lui-même ce bénéfice, le commerce interlope n'aurait plus de raison d'être. Les commerçants préféreraient acquitter un droit régulier que de donner une prime aux smoggleurs. Il résolut donc de transformer la prohibition des denrées coloniales en un tarif douanier de 50 p. 100. Bien entendu, le tarif ne s'appliquait qu'aux denrées coloniales ; pour les produits manufacturés de l'Angleterre, la prohibition subsistait dans toute sa rigueur. Des visites devaient être opérées simultanément dans tous les pays soumis à la France ou à ses alliés : les denrées coloniales qui seraient déclarées spontanément par les négociants acquitteraient immédiatement le droit de 50 p. 100 ; celles qui ne seraient pas déclarées seraient confisquées et vendues au profit de l'Empereur et de ses alliés ; quant aux produits manufacturés de l'An-

gleterre, on les brûlerait. Il envoya des courriers à tous les princes du Rheinbund, au vice-roi d'Italie, à Murât , à Joseph, à la Suisse, à l'Autriche, à la Prusse, à la Suède, au Danemark et à la Russie, pour leur recommander l'adoption du nouveau tarif.

Tous se soumirent, excepté l'empereur Alexandre. Des troupes furent mises partout en mouvement. Les gendarmes français visitèrent les dépôts étabhs le long de nos frontières; le prince Eugène fît entrer à l'improviste 6,000 Italiens dans leTessin; les troupes du Rheinbund battirent Leipsig, Munich, Francfort, Augsbourg ; Davoust et ses lieutenants fouillèrent Hambourg, Brème, Liibeck, le Hanovre, Dantzig, Stettin, Cûstrin. On avait annoncé à la Prusse que les marchandises saisies dans ces deux dernières villes seraient vendues pour son compte, en déduction de sa dette envers la France. Le Danemark laissa visiter Altona et le Holstein, la Suède vida Stralsund et la Poméranie suédoise. Des déclarations importantes furent recueillies : 1,300 rien qu'à Hambourg. Le gouvernement impérial encaissa à lui seul près de loO miUions. En outre, d'immenses saisies furent opérées : à Anvers, à Strasbourg, à Mayence, à Cologne, pendant plusieurs mois, on vendit aux enchères les balles de cafés, de sucres, d'indigos saisies sur les fraudeurs. Mais le spectacle le plus terrifiant pour l'Angleterre, ce furent les bûchers allumés dan* toute l'Allemagne pour ses tissus, ses soieries, sa quincaillerie. « Les personnes qui, à cette époquej sont restées dans l'intérieur de la France, raconte Bourrienne, ne peuvent se faire idée de k désolatioc

qu'une mesure aussi sauvage répandit dans les pays habitués à vivre du commerce. Quel spectacle offert à des populations pauvres et manquant de tout que l'incendie d'objets dont la distribution aurait été un allégement à leur misère ! » L'effet de ces mesures fut du moins considérable en Angleterre. A. la nouvelle de ces vastes saisies, sept ou huit cents bâtiments anglais ou faux-neutres, retenus par les vents contraires en vue de la Suède, du Danemark et de l'Allemagne du Nord, rebroussèrent spontanément chemin. A part ceux qui furent capturés par nos corsaires ou qui tombèrent dans les ports du continent comme dans des souricières, ils allèrent rejeter sur le marché anglais une immense quantité de marchandises non vendues. Napoléon songea même un instant à diriger un coup de main sur le grand entrepôt d'Helgoland, quartier général de la contrebande sur toutes les côtes du Nord.

Le décret du 5 août 4 810 était une arme à deux tranchants. En augmentant de 50 p. iOO le prix des denrées coloniales originaires d'Angleterre, on limitait singulièrement la quantité de marchandises importées, on aggravait l'encombrement de ces marchandises dans les magasins d'Angleterre, on en avilissait la valeur entre les mains de ses négociants, on détruisait presque tout le profit de son commerce dans le Nouveau-Monde. Mais si l'Angleterre souffrait de pléthore, le consommateur, pour qui ces denrées nécessaires étaient augmentées de 50 p. 100, souffrait de disette. La privation de ces denrées, devenues par l'habitude nécessaires à la vie, indisposait

toutes les classes du peuple contre Napoléon. Le murmure de la ménagère allemande, forcée de remplacer le café par la chicorée, s'élevait du Rhin à la Vistule, et s'unissait à la voix de Fichte, aux prédications du Tugendbund, aux serments des sociétés secrètes.

En cette même année, Napoléon généralisa son système de licences. Ce n'était plus quelques privilégiés, mais tout négociant qui, moyennant une licence, et en se soumettant à certaines conditions, pouvait commercer même avec l'Angleterre. Les conditions étaient : 1° que l'on n'importerait en France et dans les pays alliés que des denrées coloniales, à l'exclusion du sucre et du café, mais jamais de produits manufacturés anglais ; 2° qu'on se chargerait, à la sortie de France, d'une cargaison de grains, toiles, soieries, draps, vins et autres produits du sol et de l'industrie français. Les négociants de la Méditerranée pouvaient importer du "afé, pourvu que son origine levantine ou arabe fût bien constatée. Mais, comme le dit M. Thiers, « tout Fart du monde ne pouvait faire qu'en ne voulant pas prendre les produits de l'Angleterre, nous pussions l'obliger à prendre les nôtres. )> Les produits français et continentaux continuaient à être jetés à la mer par les porteurs de licence, ou livrés à vil prix à des contrebandiers, qui les introduisaient en iVngleterre. Le plus souvent, ils allaient finir sur le bûcher des villes britanniques.

Pour mettre en vigueur le nouveau tarif, Napoléon

avait entouré la France et les pays soumis à sa domination d'une ligne de douanes. Cette mesure ne pouvait con":ribuer à l'apaisement de l'Allemagne. Les agents de Napoléon , qu'il établissait despotiquement, même sur les territoires de ses alliés, ont laissé une mauvaise réputation. Les contemporains du temps en ont tracé de tristes portraits. Jérôme , qui d'ailleurs était exaspéré de l'atteinte portée à son autorité par l'établissement inattendu d'employés impériaux dans son propre royaume, disait à l'envoyé de Napoléon : « Je viens de recevoir de nouveaux comptes de mes provinces, sur les désordres commis par les douaniers français ; leur conduite est effroyable; les voilà qui pillent et volent sur les grands chemins. » On affirmait qu'en Westphalie «ils se permettaient des abus ^ horribles , qu'ils vendaient des marchandises confisquées, qu'ensuite ils les confisquaient de nouveau et les vendaient encore. )) (Rapport du 12 octobre 1809.) Même procédé vis-à-vis de la Poméranie suédoise et du Mecklembourg. « La toutepuissance de Napoléon et la terreur qu'inspirait le nom de Davoust , raconte Bourrienne , levèrent tous les obstacles que l'on aurait pu opposer à ces envahissements. )) Dans ces pays, comme à Hambourg, les nouveaux douaniers valurent aux anciens une popularité rétrospective. Dans le grand-duché de Berg, un certain monsieur Le Turc, malgré les représentations de Beugnot, saisissait des marchandises anglaises, bien qu'elles eussent été a vendues publiquement à Francfort, au nom de l'Empereur, qui en avait touché la valeur : l'identité résultait du procès-verDal de vente,

qui donnait un numéro à chaque ballot, en relatait le poids, en indiquait la forme , en nommait l'adjudicataire Le Turc convient de ces faits, mais il répond qu'ils ne lavent pas l'origine anglaise. »

Sur toutes les côtes de l'Allemagne du nord , dans tous les grands centres commerciaux, il y avait guerre déclarée entre les contrebandiers et les douaniers. Les premiers avaient toutes les ressources ingénieuses et coupables de leur profession : les déguisements, les voitures chargées en apparence de sable ou de foin, les faux cercueils, accompagnés d'un cortège éploré et suspect. Les seconds avaient pour eux la police, l'espionnage, les perquisitions indiscrètes sur les personnes de tout sexe, les fasils chargés, la terreur de Davoust, la prison et le peloton d'exécution.

Une autre innovation économique de Napoléon ne fut pas moins pénible aux Allemands : c'était le monopole du tabac. Il l'avait établi dans son grand-duché de Berg, pour repousser la contrebande à huit lieues de la frontière du Rhin. Quelques princes du Rheinbund l'établirent chez eux, dans l'intérêt de leur trésor. De là l'irritation du peuple. « On avait beau, raconte Beugnot, appendre de beaux tableaux aux armes impériales à la porte des bureaux; on brûlait les tableaux et les bureaux ; on battait les employés et on jetait parmi les ordures le tabac que fournissait M. d'Argoui., et dont les AUemandi: avaient juré entre eux de ne jamais faire asago). Les Allemands se résignaient à ne pas fumer î Symptôme grave , qui n'eût pas dû échapper à la perspicacité de l'Empereur.

Les Allemands ont conservé un amer souvenir du blocus continental . Pourtant l'interdiction des denrées coloniales n'était pas chez eux un fait inouï avant Napoléon. Le grand Frédéric n'avait-il pas proscrit le café ? « Dans sa jeunesse, disait-il, il avait mangé la soupe à la bière; de cette façon l'argent ne quittait pas le pays. » Puis, il était revenu sur sa défense et avait consenti à une transaction. Quiconque achetait vingt livres de café à la fois, pouvait le brûler chez lui, en acquittant le droit de hrûlement; mais les pauvres diables étaient obligés d'acheter le café brûlé et moulu par le gouvernement. C'était devenu un métier que de se promener dans les rues de BerUn en flairant les émanations du moka; si l'espion sentait Todeur de café brûlé, il pénétrait dans la maison et se faisait représenter le hon de hrûlement; si l'on n'avait pas acquitté cette taxe, le délinquant était condamné à la confiscation de la denrée et à deux ans d'emprisonnement. Le personnel ordinaire de police ne suffisant plus à éventer les parfums suspects, on dut lui adjoindre des invalides. Dans l'évéché d'Hildesheim, la prohibition du café, en J78i, avait été absolue, au moins pour certaines classes de la société: « Tout bourgeois, ouvrier, paysan, valet, servante, qui boira du café, payera, pour la première fois, une amende de six mariengroschen. » Le 24 octobre 1780, le gouvernement hanovrien en avait absolument interdit l'usage aux paysans. L'électeur de Hesse-Cas-

sel, après l'avoir proscrit, avait fini par en faire un monopole de l'état. L'Allemagne avait donc, plus que la France, l'habitude de ces privations. En outre, comme la surveillance ne parvint jamais à être aussi rigoureuse sur les côtes de l'Allemagne que sur les nôtres , il était plus facile aux habitants de Leipsig, de Hambourg, de Francfort, de se procurer le sucre et le café, qu'aux habitants de Paris ou de Strasbourg. La preuve en est que le prix de ces denrées et leur rareté allaient toujours diminuant, à mesure qu'on s'éloignait de la frontière française.

En parlant des souffrances du commerce allemand, il serait injuste de ne pas tenir compte à Napoléon de la prospérité acquise à certaines industries par ce dur régime du blocus . Quand l'Angleterre parvint à se rouvrir l'Allemagne, elle la trouva, comme la France , peuplée de manufactures. Napoléon avait réalisé, pour les mdustries allemandes, ce que Frédéric avait rêvé pour l'industrie prussienne. Nonseulement d'anciennes branches de travail, qui jusqu'alors n'avaient fait que végéter sous l'écrasement de la concurrence anglaise, étaient devenues assez puissantes pour la braver; mais, de nouvelles industries, celle du sucre de betterave, par exemple, s'étaient créées de toutes pièces.

En présence du mécontentement des peuples, le despotisme napoléonien redoublait de dureté pour les princes et pour les sujets. Jamais il n'avait été

plus exigeant avec les souverains . Il reprochait durement au grand- duc de Bade de persécuter les catholiques ; mais ce qu'il demandait était une autre iniquité : il exigea que « les catholiques qui , dans la population du grand-duché, sont aux protestants dans le rapport de 2 à 5, eussent la moitié des places dans le ministère et dans le? autorités secondaires . . . En réunissant les habitants du Palatinat au grandduché de Bade , Sa Majesté n'a pas voulu en faire des esclaves.)) (13 décembre 1809, et 10 février 1810.)

Son idéal en matière de presse était, en France, une seule feuille par département rédigée sous les yeux du préfet. Il voulait aussi le réaliser en Allemagne. Les rares journaux survivants, il les traquait de toute façon. Un article imprudent exposait la couronne du prince qui l'avait laissé passer. « Présentez-moi, écrivait-il à Champagny, une note officielle et pressante à M. de Montgelas pour se plaindre des impertinences qu'on laisse imprimer dans les feuilles bavaroises, » (10 février 1810.) « Faites démentir la ridicule lettre que le journal de Francfort me fait écrire au prince Charles... Invitez le sieur Hédouville à surveiller cette gazette qui met tant de bêtises sous mon nom. )) (2o avril.) On a vu à quelle mesure avait dû s'arrêter le Prince-Primat. Le grand-duc de Bade prit la même décision.

La police napoléonienne s'étendait partout, toutepuissante et mystérieuse. L'envoyé de Westphalie à Berlin fit arrêter sur la grande route de Leipsig un homme qui lui était suspect. Le vieux Zacharias Becker,

écrivain populaire très-connu en Allemagne, qui s'était fait à Gotha le libraire de ses propres écrits, vit tout à coup sa maison cernée, le 30 novembre i 81 1 , par un détachement de cuirassiers , fut enlevé sans avoir pu mettre ordre à ses affaires et emmené à Magdeburg 011 il fut retenu dix-sept mois. Le duc de Gotha osa à peine faire entendre une timide prière en sa faveur ^ En novembre 1809 un diplomate anglais, Bathurst, disparut sur la route de Vienne à la mer du Nord. On ne le revit plus et tout le monde supposa qu'il était une victime de Napoléon.

1. Rudolph Zacharias Beckers Leiden und Freuden in siebzehn» monatlicher franzœsischer Gefangenschaft, Gotha^ 1814,

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