CHAPITRE II
Formation des départements du Haut et du Bas-Rhin. — Strasbourg, chef- lieu départemental. — Fête de la Fédération. — Motion de la Société des Amis de la Constitution en faveur de la diffusion, à bref délai, de la langue française. — L’émancipation des juifs et les résistances qu'elle rencontre. — Première émission d’assignats. — Menées hostiles du corps d’officiers. — La noblesse alsacienne proprement dite n’émigre pas; mais le haut clergé catholique pousse à la résistance contre les lois ecclésiastiques, la vente des biens nationaux, la suppression des congrégations religieuses et la constitution civile du clergé. — Déchirements au sein de la population catholique. — Rapide développement de la presse. — Avortement d’une Union des catholiques romains. — Tentatives de rébellion dans les campagnes et même à Strasbourg. — Les frondeuses strasbourgeoises. — Adhésions des clergés protestant et israélite à la Révolution. — Arrivée de trois commissaires de l’Assemblée nationale chargés de rétablir le calme dans les esprits. — Brendel élu évêque constitutionnel. — Strasbourg illumine spontanément à la nouvelle
TABLE DES MATIERES
de l’arrestation de Louis XVI à Varennes. — Arrivée des commissaires chargés de recevoir des officiers le serment imposé à l’armée. — Deux mille gardes nationaux strasbourgeois rétablissent à Rosheim et à Molsheim l’ordre troublé par des excitations cléricales. — Luckner nommé au commandement en chef des cinquième et sixième divisions militaires. — Déclaration de Pilnitz. — Destruction du fort Blanc. — Enrôlement des volontaires. — Élections pour l’Assemblée législative. — Dissensions au sein de la Société des Amis de la Constitution, qui se subdivise en deux clubs : celui du Miroir et celui de Y Auditoire. — Déclaration de guerre à l’empire d’Allemagne .