‹ L'Alsace, La Lorraine et Les Trois EvêchésChapitre 22 sur 28 · H. Kaufmann, op. cit., p. G9-78, 88 et siiiv · texte numérisé non relu

H. Kaufmann, op. cit., p. G9-78, 88 et siiiv

de quelques noms qu'elles puissent être appelées, avec tous les hommes, vassaux, sujets, villes, bourgs, villages, hameaux, forests, rivières, plat pays et autres choses quelconques qui en dépendent ». L'avenir ainsi réservé à toutes les revendications du Roi, et toutes contestations d'avance écarlées, les desseins du gouvernement allaient en moins d'un an se changer en réalités : le parlement de Besançon commença les Réunions le 1er septembre 1679, le Conseil supérieur d'Alsace en janvier 1680, et dans l'intervalle, un édit royal daté de Saint-Germain (23 octobre 1679) avait institué au parlement de Metz une Chambre spéciale, appelée couramment Chambre royale : Ravaulx en fut le Procureur général, et le premier président, Thomas de Bragelongue, le président. L'ordonnance royale entin du 9 novembre précisa son rôle : « Juger en dernier ressort et sans appel tous les procès mus ou à mouvoir par les évêques et clergés, pour raison des droits, terres et seigneuries, faisant partie des biens temporels des dites églises, évêchés et clergés de Metz, Toul et Verdun, engagés ou usurpés, circonstances et dépendances de ceux dont la souveraineté Nous appartient à cause des traités de Munster et de Nimègue, en quelques lieux que les dits biens, droits, terres et seigneuries soient assis et situés ».

La Chambre royale de Metz tint sa première séance le 11 décembre 1679 et les arrêts de réunion se succédèrent du 12 avril 1680 au 10 septembre 1683. La Trêve de Ratisbonne ayant été signée le 15 août 1684, une déclaration royale la supprima, le 28 novembre 1686.

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