I. — ALSACE
5° Les terres de l'abbaye de Marmoutier (Maursmùnster).
6° Les terres enfin de l'abbaye d'Andlau : la ville et le val d'Andlau ; l'ancienne abbaye de Honcourt (Hugshofen) au val de Ville; Wangenbourg, à l'Est du comté de Dabo.
II. Terres laïques. — 1° [sT| Les bailliages ruraux de la ville de Strasbourg, au nombre de 5 : le bailliage d'Illkirch (lllkirch- Grafensiaden, Illwickersheim, ancien nom, jusqu'à la Révolution, de Ostwald, Niederhausbergen et Schiltigheim; puis, plus à l'Ouest et au Sud-Ouest, Ittenheim, Handschuhheim et Dorlisheim; — la seigneurie de Barr\ — la seigneurie de Marlenheim; — la seigneurie de Wasselonne ; — la seigneurie de Herrenstein (bourg ruiné), dans les vallées de la Zorn et de la Zintzel, avec Dettwiller et Dossenheim : vendue en 1651 au général de Rosen, fondateur de Rosenwiller, elle passa par mariage, en 1774, au duc de Broglie qui la possédait à la Révolution.
2° |7T| La baronnie de Fleckenstein, sur le cours supérieur de la Sauer et du Seltzbach, composée de parcelles inégales, en 6 bailliages : Fleckenstein; Soultz-sous-Forêts, la plus grosse localité: Rcedern; le comté de Ried, le long du Rhin; Kutzenhausen1 (jusqu'en 1650) et la mairie de Weiterswiller. En 1680 la baronnie devint un fief français et passa aux princes de Rohan-Soubise jusqu'à la Révolution.
3° |jT| Les terres de la noblesse immédiate (die unmittelbare Reichsritterschaft). De nombre fort variable à travers les âges et très dispersées, elles ne formaient pas même de territoires fermés. C'est dans la moyenne Alsace, à l'Ouest et au Sud de Strasbourg, qu'elles étaient le plus denses et les fiefs les plus riches appartenaient aux seigneurs de Landsberg, de Rathsamhausen, d'Andlau et de Wangen. Le Directoire ou Présidial de la Noblesse immédiate siégeait à Strasbourg; de 1680 à 1682 Louis XIV lui assigna le château de Niedernai comme résidence.