G) EN CHINE
D’après M. H. Cordier, membre de l'Institut, il y a une tribu qui pratique encore l'essai avant le mariage. Mais le premier enfant ne compte pas, il n’est pas considéré comme enfant légitime : il est hors cadre, dans Ja famille, La première grossesse n’est donc qu'une expérience préalable pour voir si la femme peut être mère.
— Des sauvages, direz-vous ?
— D'une moralité en tout cas plus utilitaire que la nôtre |!
Le mariage, après essai loyal, est courant chez les T'haïs-Lus, race dominante en Chine.
Chez les Kvyens et les Ainos de Yéso, comme chez certaines tribus de Chine, le mari n’emmène sa femme chez lui qu'après la naissance de l’enfant.
H) EN ANNAM Le Journal du 28 octobre 1908 publiait une étude
documentaire d'où il résulte qu’en Annam, deux mois après les accordailles, le galant va chez sa fiancée, couche avec elle, et s’en retourne. — Si la jeune fille devient grosse, elle peut entrer chez ses beaux-parents: sinon rien de fait.
C’êst là le vrai type de la Grossesse d’'Essai, à n’en
pas deuter.
JP) AUX INDES
Les BADAGAS, dans l'INDE méridionale, ont deux cérémonies de mariage ; la seconde n’a lieu que lorsqu'il y a des indices de Maternité. —— Lorsque ces espérances font défaut, le couple se sépare.