II. s'amuse de ma douleur
(A Constance,) Par Tami le plus cher me serez-Yous rarie ?
Cette Statue eut fait le bonheur de ma Tie;
Elle va faire mon malheur.
DAMON
Allons, je Tois qu'il faudra bien se rendre.
{Valere est prêt à V embrasser.) Oui , dans deux ou trois ans...
VALERE, efra^é.
Deux ou trois ! Puis-je attendre Trois siècles? Songez donc... Je serai votre gendre. Vous nii'aimezy on le sçait. Dois-je craindre un refus ?
(A Constance,)
Vos vœux sont-ils pour moi?... V^ous gardez le silence. Votre timidité m'offense ; Mais non , c'est un charme de plus.
CONSTANCE
De votre erreur mon* père a fait un badiaage ;
63 L*AltATEUR,
Pour moi, ce n'étoit point un jeu.
Je ne sçais si j'ai tort de faire cet aveu ,
Mais j'ai trembla pour mon image.
VALERE
A ce qu'elle inspiroit combien vouft ajoutez !
DAMON^enrMii^.
Et ton goût pour les Arts , si vif et si fidelle ?
VALERE
En ce moment les Arts sont éclipsés par elle.
DAMON
Qui nouB eût dit à tous les trois Que ce jour fût celui de votre mariage?
(Basa Valere,)
Dans de certains momens, assez doux à ton âge » Vous rirez tous deux quelquefois Au souvenir de ta folie.
VALERE
Volontiers ! ohl souvent. Je suis donc votre fils ?
COMED lE.
PASQUIN
Monsieur, n'allons-nous pas partir pour Vltalie ?
(il Pasquin,) {A Danton,)
Tais-toi, faquin. Je suis guéri d'une manie.... Et i{oilà comme il faut corriger ses amis.