‹ L'amateur: comédie en vers, en un acteChapitre 21 sur 22 · II. s'amuse de ma douleur · texte numérisé non relu

II. s'amuse de ma douleur

(A Constance,) Par Tami le plus cher me serez-Yous rarie ?

Cette Statue eut fait le bonheur de ma Tie;

Elle va faire mon malheur.

DAMON

Allons, je Tois qu'il faudra bien se rendre.

{Valere est prêt à V embrasser.) Oui , dans deux ou trois ans...

VALERE, efra^é.

Deux ou trois ! Puis-je attendre Trois siècles? Songez donc... Je serai votre gendre. Vous nii'aimezy on le sçait. Dois-je craindre un refus ?

(A Constance,)

Vos vœux sont-ils pour moi?... V^ous gardez le silence. Votre timidité m'offense ; Mais non , c'est un charme de plus.

CONSTANCE

De votre erreur mon* père a fait un badiaage ;

63 L*AltATEUR,

Pour moi, ce n'étoit point un jeu.

Je ne sçais si j'ai tort de faire cet aveu ,

Mais j'ai trembla pour mon image.

VALERE

A ce qu'elle inspiroit combien vouft ajoutez !

DAMON^enrMii^.

Et ton goût pour les Arts , si vif et si fidelle ?

VALERE

En ce moment les Arts sont éclipsés par elle.

DAMON

Qui nouB eût dit à tous les trois Que ce jour fût celui de votre mariage?

(Basa Valere,)

Dans de certains momens, assez doux à ton âge » Vous rirez tous deux quelquefois Au souvenir de ta folie.

VALERE

Volontiers ! ohl souvent. Je suis donc votre fils ?

COMED lE.

PASQUIN

Monsieur, n'allons-nous pas partir pour Vltalie ?

(il Pasquin,) {A Danton,)

Tais-toi, faquin. Je suis guéri d'une manie.... Et i{oilà comme il faut corriger ses amis.

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