SCENE VI
VALERE, PASQ.UIN, plusieurs Laquais
QUI PORTENT LA StATUE.
VALERE , courant à eujc.
Làl doucement, Messieurs. Ayancez. Doucement. Mes amis, que chacun se tienne sur ses gardes.
{Pasquin/ait exprès un faux pas et laisse presque tomber la Statue.).
Ah ! malheureux , tu me poignardes !
PASQUIN
Je ne suis point blessé ; n'ayez aucun efifroi.
VALERE
Maraut , je pense bien à toi 1 Je tremble pour elle.
COMBDIB. aS
PASQUIN
Ah I je vous en remercie.
VALERE ,' à ses gens.
Sortez, sortez donc.
,Pasquin renvoie les autres Laquais d^un coup de main impérieux, comme sHl leur disoit : Sortes, ignorans. H va ensuite se placer vis-à-vis la Statue et l'admire.)
Que d'amour
Elle dût iûspirer, et que de jalousie !
(Appercevant Pasquin qui gesticule.)
Encor? Que fais-tu là?
PASQUIN
Mais j'admire à mon tour.
Notre Yoyage d'Italie M'a bien formé le goût ! elle est , elle est jolie !
{D'un ton de connaisseur )
La mollesse des chairs, les formes, le contour.
VALERE
PiU.
30 l'AMATBUH,
PASQUIN
Vous voyez pourtant que Ton n'est pas si bête.
VALERE
Puis-je être seul?
PASQUIN
Monsieur veut être en tête à tête.
(A part,)
Je pourroîs aller boire ou dormir tout le jour»