LONGEPIERRE (Hil.-Bern. de requelbyne, baron de
poète dramatique du xvir» siècle, auteur de Médée, n. 1659, m. 1721.
9. — CLERSELIER (Claude), philosophe du xvn« siècle, connu par son zèle pour le cartésianisme, m. 1684. — (Ce fac-similé a élé
{>ris sur une lettre qui fait partie dune vente que M. J. Charavayalné èraau mois de février).
10. — peu ROT d'ablancourt (Nicolas), traducteur, membre de l'Acad.-fr., n. 1606, m. 1664.
11. — desmoletz <P.-Nic), ami de Malebranche, bibliothécaire de l'Oratoire, n. 1678, m. 1760.
12. — bourignon (Antoinette), célèbre illuminée du xvnesiècle, néeà Lille, 1616, m. 1680. — (Fac-similé pris sur une lettre qui passera dans la prochaine vente de M. J. Charavayalné).
13. — DANIEL (le Père G.), célèbre historien, n. 1649, m. 1728.
14. — GlLLOT (Jacques), un des auteurs de la Satyre Ménippée, m. 1619.
15. — G RÉCOURT (J.-B.-Jos. Willart, abbé de), célèbre conteur et poète grivois, n. à Tours, 1684, m. 1743.
16. — garidel (Pierre), célèbre médecin et botaniste, ami de Tournefort, n. à Manosque (Provence), 1659, m. 1737. — (Fac-similé pris sur une lettre qui passera dans la prochaine vente de M. J. Charavay aîné).
17. — dumas (Réné-Fr.), président du Tribunal révolutionnaire, n. 1757, décapité avec Robespierre, 1794.
18. — coffiniial (J.-B.)v vice-président du Tribunal révolutionnaire, n. 1746, décapité 1794.
19. — Bonaparte (Louis-Napoléon), fllsaîné du roi Louis, frère de Napoléon III, n. 11 oct. 1804, tué dans le mouvement insurrectionnel de l'Italie, 1831.
CHRONIQUE
La belle vente d'autographes que Mr J. Charavay aîné devait diriger, a eu lieu le 7 décembre et les six jours suivants : elle a produit 20,859 fr. Nous allons donner les prix des principaux articles: Adam (Jacques), 29 fr.; Alemberl(D ), 39 fr.; Arnauld /Ant.), 67 fr.; Balzac (J.-L. Guezde), 100 fr.: Barbaroux, le n° 47, 100 fr.; Bautru, 51 fr.; Beethoven, 42 fr.; Boilëau-Despréaux, 250 fr.; Bonaparte (Ch. de), 76 fr.; Bossuet, 110 fr. et 79 fr.; Bourbon (le card. de), 41 fr.; Bourbotte, 40 fr.; Bourdaloue, 122 fr.; Buffon, 45 fr.; Bussv-Rabulin, 102 fr.; Charles VI, 75 fr.; Charles VII, 45 fr.; Charles VIII, 215 fr.; Charles IX, 80 fr.; Charpentier, 45 fr.; Colardeau, 126 fr.: Colbert, 47 fr. et 21 fr.; Corneille (Thomas), 385 fr.; Duchastellet (M™h, 40 fr. et 30 fr., Duclos, 39 fr.; Fénelon, 95 fr.; Féraud, 59 fr.; Fléchier, 30 fr. et 48 fr.; François K 140 fr.; Gerle
(Dom), 51 fr.;Godeau, 43 fr.; GombcrviUe, 55 fr.: Greeourt, 40 fr.; Hardouin de Péréfixe, 28 fr.; Holvctius, 32 fr.; Henri II, 172 fr.; Henri IV, 70 fr., Hoche, 41 fr.; D'Holbach, 40 fr.; Kosciuzsko, 20 fr.; Labédovère, 30 fr.; Laclos (Choderlos), 58 fr.; LafayctteflaC^de), 78 fr.; Lafontaine, 310 fr.; Lamballc (la Pess«dc), 50 fr.; Larochefoucauld, 100 fr.; Lalour d'Auvergne, 30 fr.; Lobrun-Pindare, 26 fr.; Longepierre, 73 fr.; Louis XII, 178 fr.; Louis XIII, 345 fr.; Louis XVI, 81 fr. et 44 fr.; Louis XVII, 760 fr.; Maillard (Stanislas). 44 fr - Maintenon (M™ de), 170 fr. et 34 fr.; Marat, 06 fr.; Marguerite de France, ;70 fr.; Marie-Antoinette, 140 fr.; Mascaron, 41 fr.; Massillon, 525 fr.; Mazarin, 54 fr.; Melanchthon, 68 fr.; Mozart, 403 fr.; Napoléon Ier, 72 fr. et 30 fr.; Nicole, 48 fr.; Prévost d'Exilés, 41 fr.; Rabelais, 397 fr,; Racine, 361 fr.; Richelieu (leeard. de), /. a. a. à Louis XIII, 725 fr.; Robespierre (Charlotte), 52 fr.; Roland (\K), 46 fr.; Saint- Just, 70 fr ; Sainte-Aùlaire (le Mi8de), 25 fr.; Scribe, 27 fr.;Seguier, 42 fr.; Sévigné (la M'* de), 299 fr.; Sullv, 68 fr.; Vauvenargues, 180 fr.; Vergniaud, 292 fr.; Victoria reine d'Angleterre, 38 fr.; Vincent de Paul (S»), 129 fr.; Voltaire, la lettre sig. Arouet, 121 fr.; Weber, 24 fr.; etc.
— M. Joseph-Marie Quérard,un de nos plus savants bibliographes, vient de mourir à Paris, à l'âge de 70 ans. M. Paul Lacroix a prononcé sur sa tombe un discours où il apprécie dignement l'auteur de la -France liltéraïre.
— Nous annonçons avec une profonde douleur la mort de ,'M; Bixio iJacques-Àlex^drcK Sa vie est trop connue pour que nous
en parlions: disons seulement qu'elle fut celle d'un homme dé bien et que ses funérailles ont eu lieu avec une simplicité touchante. La multitude qui a voulu l'accompagner jusqu'à sa dernière demeure, tous les hommes éminents qui étaient accourus lui rendre un dernier hommage, formaient un spectacle imposant. Au cimetière, deux de se* amis M. J. Quicherat, et M- Labrouste, l'excellent directeur de l'institution Sie Barbe, ont prononcé deux discours louchants, où ils ont rappelé en peu de mots ce qu'a été M. Rixio, c'est-a-dire un homme de bien et un ?rand citoyen. — M. Bixio était né à Chiavari, en 1808, et avait fait ses études au collège Ste Barbe. Rappelons aussi qu'il aimait les autographes, et qu'il en avait nne fort belle collection, surtout en pièces de la Révolution. — Nous donnerons une notice sur M. Bixio dans un de nos prochains numéros.
— - M. Didier, le chef de l'importante librairie académique, vient de mourir, à l'âge de 60 ans.
— M. Martinus Nijhoff a fait le 23 octobre 1865 à La Haye la vente des manuscrits et lettres autographes de feu M. H.-W. Tvdeman, professeur a Leidc. Voici les prix des principaux articles: B? 330 : deux volumes in-fol. contenant plusieurs centaines de lettres autographes d'hommes d'état célèbres adressées à W. Buys, pensionnaire d'Amsterdam. Entre autres noms on distinguait :
Heinsvus (Ant)t 110 lettres, Harley (Rob.), Mwrlborough, Bolinghroke, Oxford, Basnage, etc., vendu 460 fr. 10 c. — N° 699 : 30 lettres adressées à P. Scriverius par Gniter, Jungermann , Meursius, Merula, etc. 64 fr. 20. — N° 703 : 150 lettres de savants italiens et allemands à S. Havercamp, 64 fr. 20k — N° 704 : correspondance de G. Vonck^ contenant plusieurs centaines de lettres de savants hollandais, italiens, allemands, ele.^ de 1740 à 1769 ; 85 fr. 60. — N° 707 : 800 lettres de littérateurs des xvin* et xixe siècles adressées à M. Tydeman, 85 fr. 60. — N* Mb: Casmibrm (hO, 6 1. a. s. à Groîius, 1613-1614, fort intéressantes, G3 fr. 50. — N<> 859 : Farnèsc (Alexandre), 1 a. s. au ct0 de Mansfeld, 32 fr. 10. — N° 1004 : Spinoza <fi. de), l'illustre philosophe, i. a. s., en latin, à Lamb. Veltbuysen, à Utreebt. On sait combien les lettres de Spinoza sont fort rares : celle-ci s'est vendue. 171 fr. 20. — A la fin du catalogue se trouvait un appendice de manuscrits gënéàlôgiqdefe et héraldiques. N° 4 : livre de preuvres extraits de plusieurs auteurs par Alex. Butkens, manuscrit du Smr siècle de plus de 300 pages, 246 fr. 10. — N° 5 : généalogies détaillées de familles néerlandaises, dressées au xvne siècle, avec armoiries coloriées, 556 fr. 40. — N° 6 : inscriptions, épitaphes et monuments funéraires conservés dans les églises des Pays-Bas, avec les armoiries coloriées, ouvrage manuscrit composé par le baron d'Yvoy. Çe recueil est inédit ce qui explique le prix élevé de 1337 fr. 50 qu'il a atteint.
— La vente des livres et des autographes dépendant de la succession de M. le Marquis de Villettc, a eu lieu le 17 novembre! 1865, au cbàteau de Villettc, par les soins de M. Delion. Parmi les livres on remarquait une édition des fables de La Fontaine, avec, les figures d'Où dry, 1755, 4 vol. in-fol., reliés par Padeloup, et portant imprimé, sur le plat de la reliure du 1er volume, cette mention : « Donné par Sa Majesté Marie-Anèo mette à Mademoiselle de Vilfette, alors âgée de six ans. » Ce superbe exemplaire s'est vendu 800 fr. — Un choix de chansons mises en musique jar M. de La Borde ét portant la même mention que le livre précédent, a atteint le prix de 310 fr. — Quant aux autographes ils se composaient de 7 lettres de Voltaire, de 1718 à 1719, vendues 90 fr., d'une autre lettre aut. sig. de Voltaire h la marquise d'Asy, 1 p., vendue 160 fr., d'un testament de Voltaire, signé, en date du 10 juillet 1769, 2 p., vendu 31 fr., et de deux lettres du grand Frédéric à Voltaire, vendues 89 fr. On a reconnu que ces deux dernières lettres n'étaient que des copies.
— Dans la vente des livres de feu M. Garnier du, Bourgneuf, qui a eu lieu le 20 novembre 1865, par les spins de, M. Delion, il se trouvait quelques autographes joints aux livres, mais sans importance.
— M. Lavigne, a dirigé le 12 décembre 1865 nue vente de livres provenant de M". d'Escode de Boissa dans laquelle se trouvait un exemplaire de V Imitât ion de J.-C. publiée par l'Imprimerie impériale, qui s'est vendu 1200 fr., et quelques autographes de peu de valeur.
— Il vient de paraître à la librairie de M. Aubry 1 un ouvrage
qui est appelé à un brillant succès : Les femmes blondes selon les peintres de l'école de Venise, par deux Vénitiens. Nous rendrons compte prochainement de ce volume, dû à la collaboration de deux vénitiens, dont l'esprit et le talent sont aussi français que leur personne. Ajoutons que ce livre est un petit chef-d'œuvre d'impressiou et qu'il est digne de figurer dans toutes les bibliothèques.
— MM. Otto Aug. Schulz.de Leipzig, viennent de publier le 6e numéro de leur catalogue d'autographes à prix marqués. On y remarque des lettres de Bailly, Bugenhagen, Casanova de Seingalt, Diderot, Fénélon, Fichte, Gessner (Salomon), Goldoni (Ch.), Goethe, Hegel, Ilolty, Jessen (J. de), Kant (Emm.), Klopstock, Leibnitz, Lessing, Luther, superbe lettre de 4 pages in-fol., dit le catalogue, etcôtée 175 thalers ; Melanchton, Métastase, Oxenstiern, Pitt, Réaumur, Hans Sachs, manuscrit aut. sig., de 318 p. in-fol., côté 600 thalers ; Schiller, Schubart, Scott (Walter), Tscherning, Voltaire, Weller, etc.
— On lit dans la Presse : Le livre d'heures offert à l'occasion de leur mariage à la princesse Murât, par le duc de Mouchy, est un in-12 habillé de maroquin du Levant vert myrte. Le dos et les plats extérieurs sont semés a'A enlacés et renversés, disposition empruntée à un livre de ballet qui a appartenu à Anne d'Autriche, et fait partie maintenant de la riche bibliothèque de M. Destailleurs ; ces A sont les initiales des prénoms des époux, Anna et Antoine. Sur les plats intérieurs, les armes des deux familles, avec la devise du duc: Lœdimur haud horâ lethali. Le livre sort des presses chromolithographiques d'Engelmann. La reliure, merveille de finesse et de simplicité, a été signée cemme un tableau de maître par R. Petit, et l'habile ouvrier qui a appliqué la dorure, M. Wampflu.
— Nos lecteurs ne savent peut-être pas que Louis xvm, n'étant encore que prince, avait deux écritures, l'une ordinaire, qui est bien connue, et l'autre extraordinaire, lorsqu'il était pressé. Cette dernière était très grosse, comme nous l'apprend une lettre du prince lui-môme, adressée au garde des sceaux, 2 janvier 1774,
Eièce qui faisait partie de la collection vendue le 7 décembre, ouis XVIII, craignant que le garde des sceaux ne croie qu'il s'est servi d'une main étrangère pour lui écrire, ajoute ces mots a la fin de la lettre : « Je vous proteste devant Dieu, dit-il, qui me voit écrire, que c'est la même main qui vous a écrit tant de fois avec plaisir, c'est-à-dire la mienne, qui vous écrit aujourd'hui. La raison de la différence est que, quand je suis pressé (et je le suis excessivement), j'écris fort gros. »
1 1 vol. in- 8 de 326 pages, imprimé sur papier vélin fort. Prix 12 fr.
Le Directeur -Propriétaire : Jacques CHARAVAY. , — — — . — , —
Abbeville, - Imp. P. Btiez '/! .
No 98. — 5* Année
16 Janvier 1866
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PIÈCES INÉDITES
Nous avons promis de publier dans chaque numéro de Y Amateur d'Autographes des pièces inédites ou peu connues, qui pourraient intéresser nos lecteurs au point de vue historique ou biographique. Aujourd'hui nous donnerons d'abord une pièce fort curieuse, prise dans notre propre collection. C'est une capitulation, faite en 1590, par laquelle Gilles de Chambray, gouverneur pour le roi (Henri IV) du château de Montoire (Loir-et-Cher), rend le susdit château à Jean de Vallée, lieufenant pour les princes catholiques, c'est-à-dire les ligueurs, au pays et duché de Vendomois. A l'époque de cette capitulation les affaires de Henri IV n'étaient pas en très-bon état, car Alexandre Farnèse venait de forcer le roi à lever le siège de Paris. Henri IV, on le sait, était duc de Vendôme. Maillé-Bénehard, qu'il avait établi gouverneur de son duché, le trahit et livra, le 25 avril 1589, à Rosne, partisan du duc de Mayenne, la ville de Vendôme ; Henri IV la reprit à la fin de la même année, et céda, en 1 598, le duché à son fils naturel César, qu'il avait eu de Gabrielle d'Estrées. Voici le texte de la capitulation :
Gilles de Chambray J, chevalier de l'ordre, seigneur cbastelain de Ponce et haulte ville, gouverneur pour le roy au chastel de Montoire, et Jehan
1 Chambray (Gabriel, seigneur de), baron d'Auffay, embrassa d'abord la carrière ecclésiastique, qu'il quitta pour celle des armes. En 1576 il fut député de la noblesse du bailliage d'Évreux aux Etats-Généreux. Henri 111 le fit chevalier de l'Ordre, et gentilhomme de sa chambre, en 1585, Henri IV lui donna en 1590, une compagnie de 50 hommes d'armes de ses ordonnances, l'envoya commander à Condé pendant la Ligue, et le chargea de négocier la redditiun de la ville de Dreux. (Dict. de Moreri).
«mutin
de Barret, sieur de Frontignan, escuyer, et autres capitaines > au dit ehastelr entendent rendre et mectre en mains de messire Jehan de Vallée, chevalier de l'ordre, seigneur de Passay, gouverneur et lieutenant pour Messr* les prince^ catholiques, au pais et duchô do YVudosmois aux conditions qui ensuivent :
Assauoir que les dicta sieu/s de Ponce et d& Frontignan, capitaines, et soldats sortiront avecq leurs chevaux,, armes et bagages, eu toute seuretfcé avecq escorte de Daniel de Gastou, escuier, sr de Lamotte Soudiviver, cappilaine de cinquante lance^ le tamix)ur battaut et la mèche allumée.
Le dict sieur de Passe commettra au dict chasteau pour son lieutenant qui bon luy semblera.
Est permis au dict sieur de Ponce de se retirer en sa maison, jusques à deux mois en toute seuretté, pendant lequel temps ne pourra faire la guerre ne monopolle contre le party des catholiques, apostoliques et roumains.
Les, habitants nommez les sieurs de La Bessaye, lieutenant du dict sieur de Ponce, Galotiere, Marmyon, Laroche et David, se retireront avecq le dict sr de Ponce soubz la mesmeasseuiance qui est de jurer et protester ne faire aucune entreprise contre le party de* catholiques pendaut le temps de huict jours.
Ne pourront les dictz sieurs de Ponce et de Frontignan enlever aucunes munitions tant de bouche que de guerre.
Sortiront les. dictz sieurs de Ponce, de Frontignan et habitans, comme dict est dedans demain six heures du matin.
Fait à Montoire le deuziesme jour de septembre mil cinq cens quattre vingtz et dix.
Ghambray.
Frontignan.
La Bessaize.
Comme on a pu le remarquer, les conditions stipulées de part et d'autre sont les mêmes qui le sont aujourd'hui dans les capitulations. En eftet la garnison de Muntoire doitsqrtir du château avec chevaux, armes et bagages, le tambour ballant et La mèclw allumée, c'està-dire, en style moderne, avec les honneurs de la guerre, et son commandant, Gilles de Ghambray, promet de ne pas porter les armes contre les ligueurs pendant deux mois, clause qui s'applique fort souvent de nos jours aux officiers, et parfois aussi aux soldats qu'on ne veut pas retenir prisonniers, et qu'on renvoie dans leurs foyers.
Voici maintenant un article particulier concernant l'occupation de la citadelle de Verdun par les troupes françaises, en 1792, et que nous avons rapproché à dessein de la capitulation de Montoire. On sait que Verdun avait été pris par les Prussiens, le 23 août 1792, malgré l'héroïque défense de Baurepaiçe. Mais la bataille de Valmy, gagnée par Kellermann, avait sauvé la République, et Du mouriez envoya le général Dillon assiéger Verdun. Dillon n'eut qu'une sommation à faire pour forcer la citadelle à se rendre. Il n'entra dans la ville que le 14 octobre, ayant laissé trois jours aux Prussiens pour achever d'évacuer la place, et de faire transporter les malades sur des voitures du pays.
Article particulier convenu entre le sieur de Courbière, lieutenant- général au service de Sa Majesté le Roi de Prusse, d'une part, et les sieurs Cirus Valence, lieutenant-général, et François-Thomas Galbaud, maréchal de camp des armées de la République française.
Demain treize à dix heures du matin, le général Kellermann sera le maître d'établir pour lui ou tel autre officier-général de son armée, son quartier-général dans la citadelle de Verdun.
La porte oui communique de la citadelle à la ville sera gardée par une compagnie ae troupes prussiennes et une compagnie de troupes françaises. Il ne pourra faire entrer que deux autres compagnies de grenadiers et vingt-cinq cavaliers.
Voici deux déclarations fort curieuses des Jésuites. Dans la première du 19 février 1633 ils reconnaissent ne pouvoir prêcher la parole de Dieu dans aucun diocèse sans l'autorisation « ae Nosseigneurs les ordinaires. » Dans la seconde, du 23 mars 1633, ils désavouent certains ouvrages anglais.
Nous soubzsignés religieux de divers ordres, tant en nostre nom qu'au nom de tous les religieux de nos ordres en France desquels nous prometton» de nous faire avouer, recognoissonsque nous ne devons ny pouvons prescher la parole de Dieu dans aucun diocôze, sans l'approbation, et licence de Nosseigneurs les ordinaires, lesquels nous advouons et recognoissons nous pouvoir et examiner et révoquer la dite licence quand bon leur semble. Nous recognoissons aussy que nous ne devons ny pouvons ouir les confessions des personnes séculières dans leurs diocèzes sans leur approbation, laquelle ils peuvent révocquer quand bon leur semble pour incapacité notoire ou scandale publiq, et pour les autres causes qui pourraient survenir importantes a utilement et dignement administrer les sacremens. Nous les supplions très humblement de ne les juger qu'après avoir donné advis aux supérieurs du sujet raisonnable pour lequel ils mériteront d'estre révocquez affin que s'en estant enquis Hz y donnent ordre comme nous espérons qu'ilz feront, et, au cas qu'ilz ne le facent Nosseigneurs les ordinaires y pourront pourvoir. Fait à Paris le dix-neufviesme jour de febvrier mil six cens trente-trois.
Ce que dessus a esté fait et arresté en la présence de Monseigneur le
Nous soubsignés Religieux de la Compagnie de Jésus en France,. déclarons que les livres intitulés ; Nicolaus ùmitheus, Danielis aJesu Apo* logia, Hermanni Loemelii spongia ; Quœri7nonia Ecclesiœ Anglicanx,
1 Courbière (Guill.-René, baron de Homme de), célèbre général prussieu, n. àGroningue, 1733, m. J811.
t Valence (Cyrus-Marie-Àlex. comte dej, célèbre général français, qui commandait la réserve à la bataille de Valmy, n. à Agen, 1757, m. 1820.
De Courbière*.
G. Valence ».
F.-T. Galbaud.