VALERE, PASQUIN, PLUSIEURS LAQUAIS QUI PORTENT LA STATUE
VALERE,, courant à eux.
Là! doucement, Messieurs. Avancez. Doucement. Mes amis, que chacun se tienne sur ses gardes.
(Pasquin fait exprès un faux pas et laisse presque tomber la Statue.)
Ah! malheureux, tu me poignardes | PASQUIN.
Je ne suis point blessé; n'ayez aucun effroi.
VALERE
Maraut, je pense bien à toi | Je tremble pour elle.
PASQUIN
Ah |! je vous en remercie.
VALERE, à ses gens.
Sortez, sortez donc.
Pasquin renvoie les autres Laquais d’un coup de main impérieux, comme s’il leur disoit : Sortez, ignorans. Il va ensuite se placer vis-à-vis la Statue et l’admire.)
Que d'amour
Elle dût inspirer, et que de jalousie!
(Appercevant Pasquin qui gesticule.)
Encor ? Que fais-tu 1à?
PASQUIN
Mais j’admire à mon tour.
Notre voyage d’Italie M’a bien formé le goût ! elle est, elle est jolie!
(D'un ton de connoisseur )
La mollesse des chairs, les formes, le contour.
VALERE
Paix.
Vous voyez pourtant que l'on n’est pas si bête.
VALERE.,
Puis-je être seul ?
PASQUIN
Monsieur veut être en tête à tête.
(A part.)
Je pourrois aller boire ou dormir tout le jour,