ACTE DEUXIÈME
MADAME BOUGUET
Je ris... de vos axiomes... La Palice! C'était tout? Oui? C'est pour cela que vous m'aviez appelée? Vous ne pouvez donc pas bouger d'ici?...
BLONDEL, hésitant.
Non, en effet... Et, alors, je voudrais qu'on aille le chercher. Je désire savoir où il est en ce moment.
MADAME BOUGUET, riant de plus en plus.
Laurent? Elle est bonne!... Allez-y vous-même. Pourquoi restez- vous là comme un paquet!
BLONDEL
Madame Bouguet... je suis un peu inquiet et troublé... Oui, je suis très inquiet de la santé de ma femme. Elle était vraiment dans un émoi... dans une irritation bizarre... Écoutez, voulez-vous avoir l'obligeance de monter chez elle, dans sa chambre. Je préfère ne pas la déranger moi-même. Montez, vous lui demanderez si elle ne désire pas un cachet d'antipyrine.
MADAME BOUGUET
Mais, très volontiers, mon pauvre ami.
BLONDEL
Montez. Je vous attends ici. (Madame Bouguet entre dans le pavillon. Blondel se promène, craintif, timide. Il s'approche des fenêtres du rez-de-chaussée. De la main, il s'assure que la persienno qu'on aperçoit est bien fermée. Puis il s'efface sur la gauche eu regardant la porte. Les musiciens passent le lonp: de l'orangerie avec leurs boîtes d'initrumcnts. Ils parlent bruyamment. Ghut! SilcUCe, mCSSicUrs! Il écoute attentivement à la porte, mais sans entrer, puis il revient à l'avant-scAne. Il regarde à nouveau la pcrsienne du premier éclairée qui s'éteint.) EUc
éteint !
(Il se cache derrière un arbre.)