SCÈNE XIII
Les Mêmes, HERVÉ, UN GROOF.
HERVÉ, en courant, et repoussant Blondel.
Ah! Madame Bouguet! je vous cherchais... voici le& épreuves.
BLONDEL, à voix'forte.
Non, non... tout à l'heure! Après!... Va- t'en, Hervé!
MADAME BOUGUET, avec énergie, se détache de l'arbre auquel elle s'appuyait, et prend des mains de Blondel la lampe qa'il tenait leTée.
Non, pas tout à l'heure... Maintenant. Blondel, il faut que je corrige cet article. Hervé, je vais le corriger
ici. (Elle passe la lampe à Hervé et désigne la petite table de jardim à côté d'elle. Puis, simplement, à son mari.) Mon ami, VCUX-tU
que nous corrigions ces épreuves à tête reposée? Hervé, disposez ce qu'il faut. Assieds- toi là, veux-tu?
(Bouguet hésite, puis passe lentement et s'assied à la table désignée. Elle va à Blondel qui demeure interdit.) Je VOUS en SUpplie, partez...
il le faut, vous entendez, il le faut...
BLONDEL
Parce que...
MADAME BOUGUET, se dressant presque sur la pointe des pieds et considérant Blondel avec une souveraine autorité retrouvée.
Avant toute chose, laissez- nous, je l'exige... Moi d'abord... Obéissez, Blondel, à la femme que je suis!... Obéissez! Vous le devez.
BLONDEL, intimidé devant elle, puis, sourdement.
Soit... je vous donne les minutes nécessaires, usez- en