ACTE TROISIÈME
mon ancienne infirmière aux ambulances de La Flèche était ici, à la sous-préfecture, depuis ce matin. Je serais bien heureux de pouvoir lui dire un mot. Elle était si gentille, Mademoiselle Ginette, si bonne pour nous!
LA FEMME, s'approchant.
C'est justement à son propos aussi que je viens, monsieur le sous-préfet. On m'a dit qu'il fallait s'adresser à elle, comme nouvelle directrice de l'Orphelinat de la Guerre, pour trouver un emploi.
DUARD
Mais elle ne dirige pas l'Orphelinat elle-même. Elle est secrétaire générale. D'ailleurs, Mademoiselle Dard el n'habite pas La Flèche; elle a tenu à venir aujourd'hui
pour la fête... (Se retournant vers ga sœur.) Julie, VeUX-
tu voir si Ginette est sortie de sa chambre. Tu lui diras qu'un de ses anciens blessés désire la voir. (Aux hommes.) Et scrrous-nous la main fortement! Je crois qu'en des jours comme celui-ci, on doit se sentir tous des frères, des amis, des vrais... Il me semble que je vous ai toujours connus, dès l'enfance...
JULIE
Voilà Ginette.
(B«tre Ginette )