‹ L'ambassade du duc Decazes en AngleterreChapitre 88 sur 139 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

La duchesse Decazes ramenée en France par ordre des médecins. — Son mari l'accompagne en vertu d'un congé qui ne lui est accordé qu'à regret. — Emotion des ultras à cette nouvelle. — Le roi insiste auprès de Decazes pour qu'il ne prolonge pas son séjour à Paris. — Protestations de Decazes contre les haines dont il est I objet. — Il est obligé de se résigner.

Aux raisons purement politiques qui suggéraient à Decazes le désir de quitter TAngleterre s'en joignit bientôt une autre d'ordre privé, et tirée du mauvais état de la santé de sa femme. On a vu que, se croyant grosse, l'ambassadrice avait exprimé le désir de faire ses couches à Paris, et que ce désir transmis au roi par Decazes avait été désapprouvé, parce que le roi redoutait que le retour de son ancien ministre fût considéré comme un signe avant-coureur de sa prochaine rentrée aux affaires. Depuis ce jour, la duchesse dépérissait à vue d'oeil. Vint un moment où il fallut qu'elle quittât en toute hâte la campagne. Elle y était trop loin des secours médicaux. Elle rentra à Londres. C'était vers la mijanvier 1821. Son médecin ordinaire, Berlin, à qui, de Paris, Dubois lavait recommandée,

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