‹ L'Amblyopie StrabiqueChapitre 38 sur 41 · PNG · texte numérisé non relu

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En résumé, nous avons dégagé logiquement de l’analyse de nos observations

A) Que l'Amblyopie est consécutive à la déviation :

B) Qu'elle est en rapport direct avec l’âge du strabisme ;

C) Qu'elle est fréquemment améliorable par l'exercice.

Donc, l’amblyopie strabique n’est pas congénitale, puisqu'elle est consécutive à la déviation.

« C’est une Amblyopie par non usage"» :

a) Puisqu'elle est en rapport direct avec l’âge de la déviation 5

b) Et qu'elle est améliorable par l'exercice.

c) D'ailleurs, celte amblvopie offre les caractères qu'elle devrait offrir si elle était par non usage consécutive à la déviation.

En effet : un œil dévié ne fixe pas, mais il perçoit les objets contenus dans son champ visuel aussi bien que l’autre en projetant normalement ies images. I est exclu de la fixation centrale, mais il n’est pas exclu de la vision générale. C'est seulement la vision centrale qui devrait s’affaiblir. Or, « Le caractère fondamental de J’amblyopie strabique est la diminution de la vision centrale avec conservation de la sensibilité périphérique ».

Mais il est logique de supposer que cette diminulion de la vision centrale demande un certain

il n'y a pas de diminution de l’acuité visuelle. Loi, D , nee

les deux yeux fixent alternativement. L'œil dévié est exclu de la fixation centrale, mais DéFONUE 6 ment, momentanément et non d’une façon perma- “a nente comme dans le strabisme fixe. La vision cep- ET trale s'exerce suffisamment pour ne pas diminuer. é. À

Arguments invoqués par les partisans des autres théories

Nous allons nous appliquer maintenant à réfuter les diverses objections formulées par les partisans de l’amblyopie première

D Dans certains strabismes anciens, l'œil dévié n'est pas amblyope.

R) D'abord, ces faits sont rares. Nous en avons signalés. Mais comme le montre nos obs. n° 53 et n° 60, la conservation de l’acuité visuelle tient surtout à ce fait que le sujet a louché tard : si on a“met la loi de physiologie générale « qu'il existe un rapport entre le développement d’un organe et sa fonction », il est incontestable que cet organe sera d'autant plus atrophiée qu'il aura manqué plus tôt de-cette fonction. S'il y a quelques différences cliniques on les explique très bien par la conceplion d'un vice de développement de l’appareil visuel, vice de développement qui ne peut se produire que dans l’enfance.

Ces mêmes auteurs font remarquer que

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il) L'amblyopie ne se produit pas dans le strabisme paralytique. | R) L'ambiyopie peut se produire dans le strabis- ;. me paralytique : Lewuillon en cite des cas et ie ‘ professeur Lagrange, 1911, admet que : l’amblyo- | pie survient même assez vite lorsque l’image fausse va se faire sur une partie excentrique de la ré

tine, c'est-à-dire lorsque la déviation est très marquée et qu'au contraire elle se produit lentemeat ou ne survient pas du tout lorsque l’image fausse est très gènante et que la déviation est modérée.

Mais puisque l'image fausse est-si gênante, l'œil fonctionne et n'a alors aucune raison de devenir amblyope. Ainsi ce manque fréquent d'amblyopie dans le strabisme paralytique serait en faveur d’une

amblyopie par non usage.

D'ailleurs, dans le strabisme paralytique, il existe toujours de la diplopie. L'existence de cette diplopie implique le développement de la vision winoculaire. Donc l’objection ne porte guère si lon admet que « cette amblyopie, comme les autres troubles du strabisme, a sa cause dans un vice de développement de l'appareil visuel ». |

HI) Lt devrait y avoir de la diplopie au moment de l'apparition du strabisme, les deux yeux ayant une bonne acuité visuelle ; c’est ce qui se produit chez le strabisme paralytique.

R) L'amblyopie n'est pas la cause directe du défaut de diplopie puisque la faiblesse de l'acuité vi-

suelle d’un œil survenue accidentellement chez l'adulte, c'est-à-dire lorsque l'appareil visuel est développé, n'empêche pas la diplopie de se produire.

.Et on comprend facilement l'absence de diplo-' pie dans le strabisme alternant si on admet avec

les partisans de la théorie nerveuse du strabis-

me que la déviation est liée au vice de développe-

ment de l’appareil de vision binoculaire tout entier:

« Que l’altération de la partie sensorielle de cet ap-° pareil précède la déviation et en est la cause la plus générale. » Parinaud. Lorsque la déviation s'établit tout est préparé pour la substitution de la vision s1imultanée à la vision binoculaire. L'œil dévié n'°s pas exclu de la vision, il voit et projette normalement les objets contenus dans son champ visuel. Si les objets ne sont pas vus double bien que leurs images se forment sur des points non identiques de la rétine, c'est que le système des points identiques ne fonctionne plus.

IV) La démonstration qu'un œil voyant bien est devenu faible à la suite d'une déviation n'a jamais été prouvée. £

R) On n'a pas l'occasion d'observer le strabisme au début de la déviation. Lorsque le strabisme: est définitif et monoculaire c’est qu'il remonte déjà à plusieurs mois et on ne peut pas savoir si le strabisme est la cause ou la conséquence de la faiblesse visuelle. Le Professeur Lagrange, 1910, cite le oas d'un enfant de 9 neuf ans dont l'affection remonte à

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