DECIN DE L'HOPITAL ST-ANTOINE
te. M. ce Docteur ROBINEAU, CHIRURGIEN DE «4% + A L'HOPITAL NECKER.
# 7 M. LE PROFESSEUR AGRÉGÉ CLERC, MÉDEGIN DE Eee L'HOPITAL LARIBOISIÈRE.
0 M. 1e Proresseur GUILLAIN, MÉDECIN DE L’HO- D | AS | PITAL DE LA SALPÊTRIÈRE.
a D T M. LE PROFESSEUR CUNÉO, CHIRURGIEN DE L'HO- NA PITAL LARIBOISIÈRE.
U om RS M. Le PROFESSEUR JEANSELME, MÉDEGIN DE Has L'HOPITAL ST-Louis | 4 . M. Le Proresseur MARFAN, MÉDEGIN DEs EN-
e FANTS ASSISTES,.
M. Le Docreur MORAX, CHEF DU SERVICE D’OPH- ! TALMOLOGIE DE L'HOPITAL LARIBOISIÈRE.
M. ze Docreur MAGITOT, GcHEF DU SERVICE D'OPHTALMOLOGIE DE L'HOPITAL TENON.
M. re Docreur LAGRANGE, ASSISTANT DU $ERa VICE D'OPHTALMOLOGIE DE L'HOPITAL TENON.
nr a Nos MAITRES DE LA FACULTÉ 1 DE MÉDEC NE .
Introduction - À î DS | ; Ji 5E 722 L’'attention des cliniciens a depuis longtemps été sx os : attirée par la faiblesse de l’acuité visuelle qui a compagne généralement la déviation oculaire. EVE. 5 Il est difficile de savoir si cette amblyopie est la : cause qui porte l'œil à loucher, ou si elle est elle-rmè- : à me la conséquence. a À Le premier, Joseph Plenk, s’est occupé de cette a question, en 1788, il conclut selon la première hy- | pothèse. Depuis, les opinions des différents auteurs 14 sur ce point sont très divergentes. Les uns, avec Al- RS fred Graefe, Abadie, Schweigger, Silex, sont par- 10 | tisans de l’amblyopie première, tandis que les au- ‘4 tres, Veller, Scarpa, Donders, De Graefe, Javal, Pa. 713 , | rinaud, la considèrent comme consécutive au stra bisme, due à un défaut d'usage. th
Puisque, jusqu'à présent, il n’est pas ressorti de ces différentes discussions une opinion unique, préci- | se et ferme, nous allons à notre tour essayer de résou- A dre cette question en appuyant nos raisons sur l'ana- # lyse d’un assez grand nombre d'observations de ; strabisme, recueillies dans les services de MM. les |
CONTE Le docteurs Morax, à l'Hôpital Lariboisière, et Magitot, à l'Hôpital Tenon.
On admet généralement que la vision défectueuse d’un œil est une cause de strabisme et que tout ce qui altère l’acuité visuelle : taie de la cornée, altération quelconque des milieux, lésions congénitales de l'appareil sensoriel, tout ce qui constitue un obstacle physique au fonctionnement des deux yeux . inégale réfraction, excès d’amétropie, astigmatisme peut devenir une cause de strabisme. Nous n’envisagerons que les cas d'amblyopie strabique sans cause appréciable. Nous nous occuperons que de strabisme fonctionnel. À
Avant d'établir la statistique et d'entrer dans {a discussion :
a) Dans un premier chapitre nous décrirons les caractères de l’amblyopie strabique.
b) Dans le deuxième chapitre nous passerons en revue les idées différentes qui ont été. signalées ou exposées par {ous ceux qu'intéressa la question.
ce) Notre troisième chapitre sera réservé à l'exposé
de nos observations.
d) Enfin dans un quatrième chapitre nous discuterons ces observations et nous formulerons nos conclusions.