‹ L'âme américaine (volume 2)Chapitre 35 sur 96 · Mac Master. op. cit., vol · texte numérisé non relu

Mac Master. op. cit., vol

2* Shelckes of America, p. 362.

De 1791 jusque vei*s 1855, les journaux amécains se sont évertués à peindre sous les couleurs les plus sombres, l'influence des étrangers, et, les tableaux qu'ils nous ont laissés sont certainement très chargés. Cependant, le fait qu'un bon nombre des immigrants se sont établis d'abord dans les villes de l'Atlantique a dû avoir pour résultats d'y faire sombrer l'austérité et d'y développer le paupérisme. Tocqueville, lui-même, déclare que la population indigente de New-York et de Philadelphie formait une populace plus dangereuse que celle des grandes villes d'Europe. « Elle se recrutait, dit-il (1), parmi les Nègres affranchis et les Européens que le malheur et l'inconduite poussaient en grand nombre chaque jour sur les rivages du Nouveau-Monde ».

En 1830 Philadelphie comptait 161.000 habitants et New-York 202.000.

Quoi qu'il en soit ; cette écume des grandes villes, de même que la population bruyante et aventureuse des établissements avancés de l'Ouest ou la classe pauvre du Sud, ne sont presque jamais mentionnées dans les nombreuses études et relations des voyageurs qui ont visité l'Amérique avant la guerre de sécession. Les Américains de Hamilton, de Laboulaye, de sir Charles Lyell, de Warburton, de Nixon, ce sont toujours les Puritains de l'Est, ce sont les éléments hétérogènes

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