Loher op cit.,T^. 7G
manquait pas parmi eux de mauvais sujets,de vagabonds et de criminels. Plusieurs étaient d'anciens soldats mercenaires qui n'avaient jamais connu d'autres lois que l'autorité de leurs chefs et qui se pliaient difficilement à la vie d'industrieux colons. En général, ils ne se préoccupaient pas d'obtenir des titres de propriétés ; lorsqu'ils trouvaient un terrain inoccupé, ils s'en emparaient et de suite se mettaient à l'œuvre, considérant qu'il leur appartenait.
Le gouverneur de la Pensylvanie, J. Logan écrivait à William Penn en 1729, pour exposer cet état de choses (1). « Il est clair, ajoutait-il, que les groupes d'émigrants qui arrivent d'Allemagne auront bientôt créé, ici, un état allemand. 11 est temps que le parlement intervienne ».
En revanche, un grand nombre étaient exploités par des agents d'immigration qui faisaient luire à leurs yeux, un tableau séduisant des richesses du Nouveau-Monde, les embarquaient sur des navires dans les ports de Hollande et vendaient à leur arrivée en Amérique, ceux qui n'étaient pas morts de misère pendant la traversée. Ce commerce a fleuri surtout pendant les années 1728, 1729, 1737, 1741, 1750 et 1751 (2).
Kalm arrivant à Philadelphie en 1748, à bord d'un navire anglais, s'applaudit de la beauté de la