Lbher. op, cit., p
core trois ans et demi à servir. C'est une bonne fileuse ».
(Pennsylvania Gazette, ^uin 1742).
« Immif/rants Allemands. Aujourd'hui le navire le Boston, capitaine Malthew Carr, est arrivé de Rotterdam, avec une centaine d'Allemands, ouvriers et journaliers, hommes et femmes, garçons et filles. Ceux qui voudraient les examiner sont priés do donner leurs noms à David Rundle, Front Street ».
(Philadelphie 4 novembre 1764 : Moniteur Officiel).
« A vendre, une servante allemande. Elle est fraîche, forte, saine et de bonne valeur marchande ; seulement, elle est impropre au travail qu'on lui fait faire actuellement. Elle connaît tous les travaux de ferme et peut aider aux travaux de ménage. Elle a encore cinq ans à servir ».
(Philadelphie 4 août 1766. Moniteur Officiel).
« A vendre, un apprenti allemand qui a encore cinq ans et trois mois à servir. II a travaillé chez un tailleur et travaille bien ».
(Pennsylvania Gazette, 14 décembre 1773).
« Allemands. Il y a 50 ou 60 Allemands récemment arrivés d'Allemagne et qui logent chez la veuve Kreiderin, au « Cygne d'or ». Il y a parmi eux, deux maîtres d'école, des ouvriers, des
paysans et des enfants, garçons et filles. Ils serviront pour le prix de leur passage ».
(Pennsylvania Gazette^ 18 janvier 1774).
« A vendre. Une jeune fille allemande qui a encore cinq ans à servir ».
(Pennsylvania Gazette, 25 avril 1775).
« Beaucoup de parents dit Mittelberger (1) sont obligés de vendre eux-mêmes leurs enfants comme du bétail, afin de pouvoir quitter le navire sur lequel ils sont venus; les enfants se chargeant d'acquitter ainsi le prix du passage. Comme très souvent les parents ne savent pas où vont leurs enfanfs, il arrive qu'après être débarqués des bateaux, les membres d'une famille passent des années et quelquefois toute leur vie, sans se revoir. Plus souvent encore, ils sont vendus dans des maisons différentes et père, mère et enfants se trouvent séparés ».
Des sociétés furent fondées à partir de 1740, à Philadelphie, Baltimore, Char lésion et New- York pour protéger les Allemands contre les manœuvres des agents d'immigration, mais elles ne purent qu'atténuer le mal. On découvrit, grâce à leur intervention, que plusieurs de ces esclaves blancs étaient maltraités et battus de même que les Noirs et on eut l'occasion de saisir de ces faits les autorités judiciaires.