‹ L'âme américaine [microforme] (volume 2)Chapitre 21 sur 109 · HP · texte numérisé non relu

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l'époque coloniale que de nos jours. A Philadelphie, au temps du premier Congrès, Madame Robert Morris avait la préséance sur toutes les autres dames de la capitale, parce que son mari en était le citoyen le plus riche » (1).

Aux colons du Sud nous devons particulièrement l'usage fréquent du revolver, qui prévaut dans rOuest et surtout dans le Sud-Ouest.

L'Allemand n'a guère exercé d'influence aux Etats-Unis, si ce n'est qu'il a contribué à généraliser l'usage de la bière, comme boisson nationale, et à rompre l'ennui des dimanches anglosaxons. Peut-être, lui sommes-nous également redevables de la multiplication extraordinaire des Américains qui s'intitulent « docteurs » et « professeurs ». Il ne réussit qu'après deux ou trois générations, et, cela grâce sans doute au croisement avec d'autres races, à emboîter le pas à l'Irlandais ; il ne devient en général ni politicien retors, ni chauvin bruyant ; il s'habitue difficilement à l'exagération et à la vantardise. Aux champs, il est le cultivateur par excellence, le rude pionnier sobre, économe et prudent. Les villes où les gens de cette race se trouvent en majorité, comme Milwaukee et Saint-Louis, se reconnaissent facilement à un cachet particulier de vie sociale agréable, de bonheur intime, à leurs Bier-Garten et aux soirées silencieuses dans les grandes salles de concert. Les Allemands ont

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