‹ L'âme américaine [microforme] (volume 2)Chapitre 23 sur 109 · Op. cit · texte numérisé non relu

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En dehors des Irlandais, les diverses nationalités qui ont émigré aux Etats-Unis depuis le commencement du siècle n'ont exercé, directement, aucune influence sur la formation de l'Ame américaine, c'est-à-dire qu'elles ne lui ont rien donné d'elles-mêmes. Elles ont agi indirectement, ainsi que j'ai tAché de l'expliquer dans les chapitres précédents,par la manière dont elles ont subi l'absorption et se sont incorporées à l'ensemble pré' existant.

Elles ne sont pas assez fortement groupées d'ailleurs et leur immigration est encore trop récente pour qu'elles aient pu laisser une empreinte quelconque sur le caractère national.

Les émigrés qui veulent devenir Américains, imitent l'Irlandais dans la mesure que leur permet leur tempérament et cherchent, autant que possible, à s'assimiler tout ce qui pour eux constitue le vrai « américanisme ».

Les meilleurs éléments restent fidèles à leur langue et à leur religion.

Le principe de la survivance du plus apte va s'exercer pleinement. Les races les plus fortes, celles qui ont conscience d'avoir beaucoup de richesses précieuses à conserver, se maintiendront, si surtout les circonstances de groupement et d'organisation le leur permettent.

Les autres disparaîtront et absorberont à fortes doses l'esprit celtique.

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