Novembre
2. Les Canadiens français ont dû lutter longtemps pour obtenir des prêtres de leur nationalité, adresser à Rome suppliques sur suppliques, et aller jusqu'à interdire l'entrée de leur première église au curé irlandais.
toules les autres dénominations religieuses, ainsi (|iie nous le verrons plus loin.
En résumé, aux Etats-Unrs, quoi qu'en disent les optimistes, les religions sont en décadence ; dans tous les cuites se sont accumulées des ruines, un vent de scepticisme et d'indifFérence souflle sur les consciences.
Le pasteur lui-môme, trop souvent, se laisse emporter par le courant fiévreux qui tout entraîne. Il veut être riche, le c/ergi/man de l'époque puritaine vivant avec cent cinquante dollars par année est bien loin de nous. Il ne veut pas être en relard avec ses compatriotes, il ne veut pas «jn'on l'accuse d'ôtre hostile au progrès, de s'op- [»()ser à la marche en auant, il est expansionniste, impérialiste ; trop souvent encore, il fait, dans la chaire, cause commune avec le politicien et le journaliste.
Sauf un certain nombre de nobles exceptions, los pasteurs américains n'ont pas protesté contre la guerre de Cuba et l'occupation des Philippines. « Un correspondant de la New-York Natîon(\), citait ces paroles de l'un d'eux: « De quelque naiiière que le problème (l'occupation des Philippines) soit résolu, je crois que la nation prosiMcra, je crois que Dieu a encore de la besogne en réserve pour l'Amérique et que nous allons continuer à avancer comme par le passé. » L'at-