Op. cit., p
comme au Moyen-Age, il s'était réfugié dans les monastères. »
A i'époque cependant où vivaient les Glay, les Caihoun et les Tessenden, Tocqueville écrivait : « Aux Etats-Unis, les hommes les plus remarquables sont rarement appelés aux fonctions publiques... Il est évident que la race des hommes d'Etat américains s'estsinqulièrement rapelissée depuis un demi-siècle » (1). Ainsi, la décroissance a été constante.
Les Etats-Unis occupent une salle dans le musée de la production littéraire anglaise ; ils n'ont pas, à proprement parler, de littérature nationale parce que aucun homme de génie n'y est encore venu ouvrir une voie dans l'inconnu. Fenimore Cooper, Emerson, Edgar Poe, et peut-être aussi Mark Twain, sont probablement les seuls auteurs américains qui, en dehors de leur patrie, vivront dans les générations futures, car, seuls, ils m se sont pas astreints à l'imitation des écrivains anciens et étrangers et ils ont leur originalité propre.
Pour leurs institutions politiques les Américains n'ont pas eu à innover, il leur a suffi de faire une sélection dans les constitutions des vieilles nations et d'appliquer des formules, des principes