Gallon, Hereditary genius
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17.000 brûlés eu effirjie (la plupart sont morts en prison ou ont quitté l'Espagne) et 291.000 condamnés à la prison ou à d'autres peines, tous n'étant coupables que du crime de libre pensée.
La France qui a chassé les Huguenots, qui s'est privée de l'industrie et des métiers de 500.000 artisans, a perdu l'empire industriel que ces hommes énergiques et entreprenants lui auraient assuré et a contribué au développement de la puissance de ses rivales, l'Angleterre et l'Allemagne. La France et l'Espagne se sont mutilées elles-mêmes, se sont amputées de quelquesuns de leurs meilleurs éléments, d'hommes de pensée et d'hommes d'action, elles en subissent le châtiment.
Et ne voit-on pas que l'Angleterre, en opprimant l'Irlande et en forçant la plus grande partie des enfants nés dans cette île à s'enfuir en Amérique, a contribué à la grandeur d'une rivale qui lui sera un jour fatalement hostile et qui bientôt va lui disputer l'empire des mers (1) ?
Les Etats-Unis eux-mêmes ont au flanc une plaie vive qui a déjà coûté la vie à près d'un million d'hommes, qui va se développant sans cesse et dont la guérison paraît presque impossible ;
1. Un journal de Dublin le Eoening Herald publiait à la date du Iti avril 19i)0, les lignes suivantes : « En 1899, 43, 760 jeunes gens et jeunes filles ont quitté l'Irlande et
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cette plaie c'est l'afiluence dans les états du Sud de neuf ou dix millions de Noirsdont les ancêtres ont été enlevés par la force, de l'Afrique, leur pays d'origine.
Pour les Noirs, les Etats-Unis sont désormais l'unique patrie, car ils y sont nés et leurs morts y reposent: le climat du Sud leur convient mieux qu'aux Blancs ; ils se développent plus rapidement que ces derniers ; de sorte qu'étant en majorité déjà dans trois Etals, la Louisiane, la Caroline du Sud et le Mississipi, ils le seront bientôt dans la Virginie, la Floride, l'Alabama, la Géorgie et la Caroline du Nord.
sont allés demauJcr à l'étranger le pain amer de l'exil. Il n'y avait qu'ui! très potit nombre de tenmies et d'hommi^s î\gés parmi les malheurotix l'iigitifs. Les infirmes, les malades, les aveugles, les vieillards nous restent ; c'est la forco, la vigueur et l'énergie de la nation qui s'en va. 4:5. 76n ! QuoUe somme de douleur et de regrets cola représente !... Notre pays est-il donc un pays de pestiférés ?... Non, mais 11 est exploité par un autre pays,... sa richesse est drainée par une légion d'étrangers, les landlords.
....Le privilège de gagner les batailles anglaises et de porter notre emblème national comme gage de servitude royale, nous est accordé en règlement de tout compte. Kt, hélas ! si avec cela on nous soufflette sur une joue, 100.000 Irlandais tendront l'autre joue, avec humilité et gratitude.. Nous pouvons nous consoler en songeant que ces 43.700 jeunes garçons et jeunes filles portent à d'aulres pays, la haine de ceux qui les ont réduits à l'exil et qu'un monde de rancune s'amasse qui, un jour, tondra sur l'Angleterre, C'est une pauvre consolation cependant, nos enfants devraient être ici et non en Amérique ».
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Or, le préjufjc de riiomtnc de laiif|iie aiuflaise contre leNèyre paraît invincible :sa haine contre l'ancien esclave n'a fait que se développer depuis l'époque où celui-ci a servi d'instrument au carpet barff/er, depuis l'époque de la « reconstruction », et il n'y a pas lieu d'espérer qu'aucune solution pacifique et basée sur la tolérance, puisse être donnée à ce problème dont on se préoccupe de plus en plus aux Etats-Unis.
J'ai déjà dit qu'après la guerre de sécession les vaincus s'étaient appliqués à établir entre eux et leurs anciens esclaves des barrières sociales infranchissables ; les mesures d'ostracisme et d'exclusion adoptées dans un but politique ont, depuis lors, acquis force de lois et sont devenues des statuts non écrits que nul n'oserait enfreindre. Ainsi, dans toutes les (jares du Sud, les Noirs ont des salles d'attente particulières, ils ont des compartiments spéciaux dans les wagons, des écoles séparées ; ils ne se mêlent pas aux Blancs, même à l'église.
J'emprunte au livre de M. Laird CJowes (1) quelques faits puisés dans les journaux du Sud, au milieu de milliers d'autres et qui montrent combien l'abîme qui sépare les deux races est profond.
« Un prédicant nègre se trouvant à Aubui n (Etat de New- York) et voulant se faire raser, fait le tour de toutes les boutiques de la ville, il olïVe