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L'augmentation a été à peu près régulière et a varié par décade, entre 30 et 36 pour 100, exception faite des décades 1860-70 (époque de la guerre de sécession) et 1880-90 pendant lesquelles elle n'a été que de 22,63 et 24,806.
Jusque vers 1860, les familles sont restées très nombreuses, tant dans l’élément indigène de la population que parmi les émigrés ; depuis environ quarante ans, les socioloques et moralistes signalent et déplorent la décroissance de la natalité dans les familles de vieille souche américaine et dans les classes riches.
A aucune époque l’immigration n’a été absolument interrompue ; pendant la querre de l’indépendance même, paraît-il, un bon nombre d’Irlandais ont passé en Amérique. Après la guerre, ce nombre s’est accru en même ::mps qu'il s’y joignait plusieurs milliers d’Allemands, d'Ecossais et d’Anglais. De 1784 à 1808 l’extension extraordinaire donnée à la traite des Nêgres a été un facteur important dans le mouvement de la population,comme on peut le constater dans le tableau qui précède.
On trouvera plus loin, puisées aux meilleures sources, les données statistiques qui permettent d'établir, au moins d’une manière approximative, la composition de la population des Etats-Unis, jusqu’à nos jours et de faire le compte des agré-
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Jusqu'à la querre de Sécession, l'immigration s’est recrutée parmi les Irlandais, les Allemands, les Scandinaves, les Ecossais ; mais surtout parmi les Irlandais, tandis que les descendants des anciens colons anglo-saxons, irlandais, allemands, huguenots, hollandais se sont multipliés dans des proportions normales et que les familles, comme Je l’ai dit, sont restées généralement nombreuses, A partir de la querre de Sécession quia détruit près d’un million d'hommes, dont un grand nombre, principalement dans le Sud, appartenaient aux anciennes familles, les immigrants ont continué d’affluer, non-seulement de l’Allemagne, des Iles britanniques et de la Suède-Norvège, mais encore de l'Italie, de l’Autriche-Hongrie, de la Pologne, du Canada et même de la Russie, alors que la population américaine de vieille souche n’augmente plus sensiblement si même elle ne décroît pas.
Les statistiques relatives à l’immigration allemande ont été recueillies avec un grand soin, tant en Allemagne, aux ports d'embarquement de Brême et de Hambourg, qu’aux Etats-Unis ; ajoutons que les Allemands réussissent assez mal à dissimuler leur identité, même lorsqu'ils s’y efforcent et que les registres officiels doivent contenir assez peu d'erreurs à leur sujet.
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En 1844, la population blanche totale des Etats- Unis s'élevait à 15.730.000 âmes; sur ce nombre d'après des statistiques de source américaine (1) 4,844.630 étaient d’origine allemande. Franz Lü-
her déclare que ce chiffre est peut-être cxayéré, mais fort peu et lui-même, après avoir consulté les registres des paroisses allemandes des différents Etats, nous soumet les calculs suivants :
En 1800 la population d'origine allemande dans l'Union dépassait 1.061.000 âmes.
D'après les rapports de l'immigration, 3.000 Allemands par année, de 1800 à 1815, sont arrivés aux Etats-Unis, soit 45.000.
Ce nombre, en 46 ans, s’est triplé. 135.000 De 1815 à 1830, l'immigration s’est
élevée à 12,000 par année soit :