‹ L'âme américaine [microforme]Chapitre 115 sur 121 · Legoyt. L'émigralion ew'opeenne (Paris · texte numérisé non relu

Legoyt. L'émigralion ew'opeenne (Paris

?. Conférence faite devant la « British association for the progress of social science » (Londres 1853).

l’Angleterre et le Canada pour se rendre aux Etats-Unis d'Amérique ; ce calcul est très exagéré.

En 1885 cette question de la proportion de l'élément irlandais dans la population américaine, fut agitée dans plusieurs journaux du pays, et l'on tomba généralement d’accord sur le fait qu’elle devait dépasser vingt millions ; c'était en particulier, paraît-il, opinion de Mgr Gibbons et d’autres évêques de cette race.

En 1887,dansle Chatauquan Magazine M.John, Hull évaluait à 22 millions, le nombre des Américains nés en Irlande et d’origine irlandaise. « A première vue, ce chiffre pourra paraître exagéré, dit-il, mais si l’on se rappelle que les Irlandais composaient le tiers de la population de l’Union, à la fin de la guerre de l'Indépendance, qu'ils ont émigré en grand nombre et continuellement depuis lors, et qu'ils sont l’un des peuples les plus prolifiques qui existe on ne songera plus à s'étonner (1) ».

La moyenne de l’émigration d'Irlande aux Etats- Unis depuis quinze ans, est d'environ 50.000 par année. Le nombre des citoyens américains qui ont du sang irlandais dans les veines, à l'heure qu'il est, ne doit pas être inférieur à 40 ou 50 millions.

Voici d’autres statistiques (2) qui peuvent ser-

1. Chatauquan Magazine. M. John Hull (octobre 1887). 2. Wiltakers almanac (Londres).

e aux agéré.

on de Caine, ys, et le fait c'était ibbons

.John, Amé- >, « A agéré, andais Union, qu'ils ement es les

lus à

Etats- 0 par ns qui heure O mil-

t ser-

vir à corroborer cette opinion. En 1767 la population de l'Irlande était de 2.544.276 âmes ; trentequatre ans plus tard, en 1801, malgré la nombreuse émigration de l'Ulst vinces recrutée presque exclusivement parmi les jeunes gens forts et validés, en dépit des circonslances économiques déplorables et de l'extrême Pauvreté, cette population s'élevait à 5.216.329,

À partir de 1821, elle a oscillé ainsi qu’il suit :

cr et des autres pro-

En 1821.,..... 6.801.827 1941... 8.175,124 ns: 6.552.385 À 51 TRAAS 5.761.543 ia ce. 5.412.377 PUR re: 9.174.836 1801, ,., 4.706.162

Pendant une seule période septennale, 1852- 1858, l’Irlande a perdu par l’émigration 1.696.661 personnes :

Emigrés d'Irlande, sans distinction de destination :

En 1852, ..... 068.966 1058... 329.637 100,4, 323.429 1000... 176.807 1900,..,,,, 176.554 1. 1; GS 212.875 2» PAR 68.093

Nous savons que l'immense majorité de ces émigrants sont allés en Amérique. Pendant la

période quinquennale précédente (du 31 décembre 1846 à la fin de 1851) l’exode d'Irlande a atteint le chiffre de 1.423.000 persounes.

Population de l'Angleterre et du pays de Gal-

les :

En 1700....... 5.134.516 1: 13 NE 6.039.684 1801....... 9.060.993 À La 2 PH 22.791.578 1881......, 25.971.416

Tout le long de ce siècle, l'Angleterre a envoyé de nombreuses colonies au Canada, en Australie,aux Indes, en Afrique, dans les Antilles, etc., etc. Or, la race anglaise est moins prolifique que la race irlandaise, et le nombre des femmes nonmariées, est, comme on le sait, beaucoup plus élevé en Angleterre qu’en aucuuü autre pays du monde.

L’Ecosse qui a également fourni un bon nombre d'habitants au Canada, à l'Australie et aux Etats-Unis, avait en 1801 une population de 1.625.000 âmes.

En 1801....... 1.625.000 1871....... 3.360.018 180,5, . 4.033.183

Aux Etats-Unis, les familles Irlandaises, pendant une ou deux générations, après l’exode de

scem-

de «à

Gal-

a en- 1 Auss, eLC., 1e que s non- D plus ys du

nom- Pt aux bn de

pen-

dede

la mère-patrie, sont beaucoup plus nombreuses que les familles anglaises et écossaises, chacun a pu la constater ; elles comptent certainement, en moyenne, six ou sept enfants. La plupart des émigrés de même que dans les autres nationalités d’ailleurs, sont des jeunes qens qui se marient aux Etats-Unis et se trouvent bientôt à la tête d’une famille. On dit, d’un autre côté, qu’en raison des circonstances difficiles où se trouvèrent souvent les émigrés irlandais, entassés dans les grandes villes pendant les premières années de leur séjour en Amérique, la mortalité a fait chez eux de plus grands ravages que chez les Allemands et les anciens habitants de l’Union.

Lors du recensement de 1870, 1,854,827 personnes ont reconnu être nées en Irlande ; presque toutes habitaient les villes, 142,000 seulement vivaient à la campagne (1). Les Irlandais étaient nombreux surtout dans les Etats suivants :

New-York ...,........ ... B88,806 Pennsylvanie............... 235.748 Massachusetts .......,......, 216.120 NO cie nener crier: INOUION OMO: steve ÉRANAEE 2.674 Connecticut .....,........ « 70,630 CALNIOBNIG,S série 54.420

1. Cette statistique fait dire à sir Lepel Griffn. « Les Irlandais se plaignent en Irlande de ne pas posséder de terres et en Amérique ils ne veulent pas cultiver celles qu’on leur offre à un prix nominal (Op. cit., p. 131).

Après les Irlandais et les Allemands, l’émigraon qui a le plus fourni à la population de l’Union est probablement celle de la Suède-Norvège. En 1860 d'après les autorités les plus compétentes, les Suédois et Norvégiens étaient déjà aux Etats- Unis, au nombre de 200,000; la plupart habitant les Etats du Wisconsin, du Missouri, de l’Iowa et du Minnesota. Depuis cette époque, ils y ont émigré dans les proportions suivantes (1).

1861-70 117.799 1871-80 226.488 1881-90 environ 370.000 1891 53.400 1892 57.724 1893 52.000 1891 20.000

En 1892, les Etats-Unis comptaient une population de 500,000 Hongrois (2). L’immigration de Hongrie a commencé en 1849; dans la seule année 1892 elle s’est élevée à 34,000 et à environ 15,000 par année à partir de 1880.

En 1871, la population italienne des Etats-Unis ne dépassait pas 70,000 âmes. De 1873 à 1884, Pimmigration d'Italie constatée officiellement par les autorités américaines a atteint le chiffre de

Page 1