‹ L'âme américaine [microforme]Chapitre 117 sur 121 · The American Jew p. 3 (New-York · texte numérisé non relu

The American Jew p. 3 (New-York

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sard des rencontres et des sympathies. Peut-être reste-t-il dans le Massachusetts, le New-Hampshire, le Vermont, le Maine, un certain nombre de familles chez lesquelles le New-England blood est sans mélange. Peut-être les descendants ruinés de quelques grands planteurs de la Virginie, ontils tenu à épouser des femmes dans la caste exclusive à laquelle ils aphartenaient autrefois. Peu de familles, en dehors des émigrés des quarante dernières années, sont exclusivement anglaises, exclusivement irlandaises, exclusivement allemandes par le sang.

Les races se sont cependant perpétuées distinctement, par leurs représentants mâles et si les noms n'avaient pas été si souvent modifiés, nous pourrions indiquer la part revenant à chaque nationalité dans la formation de la population américaine en un tableau qui serait à peu près celui-ci. lelandais et descendants d'Irlandais. . . . 26.000.000 Allemands et descendants d’Allemands. . . 20.000.000

Descendantsde Puritains, de Virginiens etd’Anglo-saxons de vieille souche américaine. . 6.000 000

Descendants de Hollandais. . ,. . ,. . . 1.000 000 Descendants de Huguenots. . , . . . . 700 000 Ecossais et descendants d’Ecogsais . . . . 3.000 000 MARROMAMES : :. , . . «4 . . . . . 2,500 000 Pis €)... . , . . . . 2.000 000

A reporter. . « , “61.200.000

1. Je dois mes renseignements relativement à la population d’origine polonaise des Etats-Unis à l’obligeance de M. l'abbé Stepka, rédacteur à la Revier de St-Louis(Missouri).

Report. . . . 6@1,200.000 Tchèques et Slaves d'Autriche. . . . . . 600 000 Hongrois . . . . : 600 000 Emigrés anglo-saxons, Canédiane angiais et déécendants,. . . 4, 4, 4. . ,, , . 10900 000 Canadiens- français . . . . . . . . . . 1.300 000 Belges, Suisses, Français. . . . . . . . 1.000 000 Espagnols, descendants d’Espagnols et Portunid) ee en a due den ne 500 000 Italiens. . . . dde me ie AU ce et CON OS) Indiens et Chinois. Re D EN ee TU 500 0090 Négren. 0, 0 0000 UE 0, + O0 OR sn ET Ne 78.900 UUU

En 1890, sur une population blanche totale de 34,983,890 (2), étaient nés aux Etats-Unis, de parents américains 34,358,348 individus ; de parents étrangers 11,503,675;et nés à l’étranger,9,249,597, ainsi répartis :

Massachusetts, New-Hampshire, Connecticut, Maine, Vermont, Rhode-Island, New-Jersey, Delaware, New-York, Pennsylvanie, Nés de parents américains 51,93 0/0. Etrangers et fils d’étrangers, 48,07.

Ohio, Indiana, Illinois, Michigan, Wiscuusin,

1. M. Alber‘ Hans, consul-général du Paraguay à Paris, qui a étudié spéciaiement cette question, affirme que le nombre des Esragnols et descencants d’Espagnols aux Etats- Unis dépasse certainement 600,000 âmes. après M. le Vicomte de Valle da Costa, consul du Portugal «x Boston, l'apport des Portugais dans la population américaine serait de 40.009 dans le Massachusetts, de 30 000 dans la Californie, en outre d’une colonie très importante dans l’Ohio.

*, Compendium of the 11h census. (Washington).

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à Paris, e que le aux Etats- M. le Vix Boston, ine serait a Califorl'Ohio.

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Minnesota, lowa, Missouri, les deux Dakotas, Nebraska, Kansas. Nés de parents américains 55,91, De naissance ou d’extraction étrangère, 44,09,

Montana, Wyoming, Colorado, Nouveau-Mexique, Arizona, Utah,Nevada,Idaho, Washington, Orégon, Californie. Nés de parents Américains 51,83. De naissance ou d’extraction étrangère, 48,17.

Dans les Etats du Massachusetts, du Connecti-

- cut, du Rhode-Island, du New-York, ae l'Illinois,

du Michigan, du Wisconsin, de l'Illinois, du Minnesota et des deux Dakota, l’élément de naissance ou d’extraction étrangère comprenait plus de la moitié de la population ; dans les anciens Etats esclavagistes du Sud, il ne comprenait que 9 ou 10 pour 100 de la population blanche totale.

L’émigration qui a fourni à l’Union les trois quarts de sa population actuelle, ne s’est pas recrutée, comme à l’époque coloniale, parmi les victimes de l'intolérance et du fanatisme religieux, non plus que parmi les repris de justice et les anciens forçats ; mais pour l’immense majorité parmiles pauvres, les déshérités de la vie, les victimes des inégalités sociales. Bien peu d’entre ceux qui sont venus s'établir en Amérique depuis 1785, ont apporté à leur nouvelle patrie des âmes aflinées au contact de civilisations supérieures, l’appoint d’une haute culture intellec-

tuelle, les lumières de la science du Vieux Monde. Tous ont apporté la force de leurs muscles, la vigueur de leurs bras, la saine hérédité de lonques générations de travailleurs, l’âpre énergie d'hommes que l'oistveté ou la satiété des jouissances n’a pas amollis. Quoiqu'on en ait dit, il n’a dû se trouver au milieu de ces émigrants qu’un nombre fort restreint de scélérats endurcis, de criminels invétérés, et ceux-là, dès leur arrivée, se sont enfouis dans les bas-fonds des villes populeuses.

D’autres, quelques malheureux qui avaient pu, un instant, céder aux funestes suggestions de la misère sont venus chercher dans le Nouveau-Monde la réhabilitation et la régénération par le travail.

Les nouveaux venus ont contribué dans la même mesure que les anciens colons, au développement des ressources et de la richesse du pays ; car on leur avait qardé leur part d'obstacles à renverser et de luttes à livrer; ils ont été, eux aussi, comme les hommes des générations précédentes, des pionniers, des fondateurs de villes, des créateurs de territoires et d'Etats.

Les émigrants de la première partie du siècle, avant l’ère des bateaux à vapeur, étaient presque tous des jeunes gens, des journaliers, laboureurs et artisans, ils ont été conséquemment, dès leur arrivée, des producteurs, donnant plus à leur pays d'adoption qu’ils n’en avaient reçu. « A l’heure

Monde.

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qu’il est, écrivait M. de Molinari en 1886 (1), il y a plus d’un million d’étrangers en France, soit 1 pour 73 Français. Supposons qu’au lieu d’importer ce million de travailleurs adultes qui sont venus combler le déficit de sa population, la France les eût élevés elle-même: que lui auraient-ils coûté ? Pour obtenir un million d’hommes âgés de vingt ans, il faut mettre au monde environ 1.300.000 enfants. Or veut-on savoir ce que coûte en moyenne l'élève et l’éducation d’un million d'adultes : trois milliards cinq cent millions de francs.

C’est donc une somme de 3.500.000.000 que la France a épargnée en important des travailleurs tout élevés au lieu de les élever elle-même ;

et cette épargne n’a-t-elle pas contribué pour sa

bonne part à l’expansion de la richesse publique et privée ? »

Ce n’est pas d’une importation d’un million seulement mais de quinze ou vingt millions d’étrangers adultes que les Etats-Unis ont bénéficié matériellement en ce siècle.

La plupart de ces étrangers ont été invités à venir en Amérique. Dès 1820 des agences furent établies en plusieurs pays d'Europe et principalement en Allemagne, afin d’attirer des émigrants

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