Provincial records of Pensylvania
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traversée qui n’a duré que six semaines et rend hommage à la courtoisie du capitaine, « mais avant de quitter le navire, dit-il (1), celui-ci commanda à ses hommes de ne pas laisser débarquer les Allemards qui étaient à bord, à moins qu'ils ne payassent leur passage, ou que quelqu'un ne le payât pour eux et ne les achetât ».
On les achetait toujours, car dans ces territoires nouveaux où tout était à créer, la maind'œuvre seule manquait. La richesse était à celui qui possédait le plus grand nombre de serviteurs, aussi cherchait-on par tous les moyens, à attirer les travailleurs quels qu'ils fussent. « Arrivés la plupart sans ressources, les Allemands s'ils échappaient à l’esclavage, devaient passer de longues années au service d’autres colons et finissaient par parler une langue qui était un mélange d’allemand et d’anglais. Il est probable que plus d’un tiers de ceux qui ont émigré pendant l’époque coloniale et dont les descendants jouissent, aujourd’hui, de beaucoup de bien-être ont eu des commencements aussi difficiles » (2).
Voici quelques spécimens des annonces que l’on trouvait alors, dans les journaux de la Pennsylvanie et du Maryland :
« À vendre une servante allemande, ayant en-