‹ L'âme américaine [microforme]Chapitre 58 sur 121 · Martin. Nort Carolina · texte numérisé non relu

Martin. Nort Carolina

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marquis de Chastellux indique au nombre des endroits oùil reçut l’hospitalité, une famille ir landaise du nom de Pearce, dans le Rhode-Island, une autre du nom de Beard, dans le Connecticut, enfin une troisième du nom de Philips, à Lichfied, dans le même Etat. « L’hôte, M. Philips, dit-il, à propos de cette dernière (1)est un Irlandais transplanté en Amérique où il a déjà fait fortune ; il paraît homme fin et adroit, il parle aux étrangers avec précaution et craint de se compromettre. Du reste, il est d’un caractère plus qai que les Américains, même un peu persilleur, genre peu connu dans cet hémisphère... Sa femme est de famille américaine, vraie Yankee comme dit son mari. »

Les trois familles irlandaises chez lesquelles le hasard fit s'arrêter le voyageur, n'étaient évidemment pas les seules dans cette partie des colonies anglaises.

L’immigration des Irlandais presbytériens en Pennsylvanie a été notée avec assez de précision par les chroniqueurs, car la plupart de ceux qui la composèrent étaient des hommes libres qui jouèrent dans la suite un rôle important et qui réussirent à faire de Philadelphie, la première capitale fédérale de l’Union.

« Cette année (1727), dit la Pennsylvania Gacette, il estarrivé dans le gouvernement de New-

1, Op. cûit., vol. 1°", p. 47.

= 150 — castle 4.500 personnes, presque toutes d'Irlande, et l’année dernière, nous avons reçu à Philadelphie 1.155 Irlandais dont pas un seul n’était serviteur. »

« A partir de 1728, l’émigration en Amérique a enlevé 3,000 personnes par année à la seule province d’Ulster (1).

Dans la lettre qu’il écrivait à William Penn, en 1729 et ai: j'ai citée plus haut, le gouverneur James Logan disait :

« Nous sommes surpris de voir les vastes multitudes qui nous arrivent du Nord de l'Irlande.

Ces deux espèces d'individus (Allemands et Irlandais) s’établissent souvent sur un morceau de terre vacant, prétendant que le propriétaire a invité les gens à venir coloniser son domaine. Îls affirment tous qu'ils paieront, mais il n’y en a pas JE un sur vingt qui ait de quoi payer ».

114 « En 1729, près de 6.090 Irlandais sont arri- : 1Î vés en Pennsylvanie, et jusqu’à 1750 il enest ve- |

nu souvent 12.000 par année (2) ».

Un autre gouverneur de la Pennsylvanie, Keith, avait un moment, paraît-il, conçu le proïet ae faire de cette colonie un Etat indépendant de lAngleterre et qui serait composé principalement d’Irlandais et d’Allemands (3).

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