‹ L'âme bretonne (volume 2)Chapitre 8 sur 53 · A MAURICE BARRES XIX · texte numérisé non relu

A MAURICE BARRES XIX

dénie, et qui n aimait pas d'ailleurs les écrivains de rotre pimill<\ rotfs repror/ia certain passé antérieur .sa/)rersif qui niarait ccliappé : où il fallait eusse, je crois, nous avions laissé imprimer eus. Grossier solécisme ! .Ven jwrtai la peine en perdant rotre confiance, mais d'avlres me remplacèrent, coynme llenrff Bréinond, qui surent la mériter jusqu'au h ou t.

De ce long commerce arec ros /nani/scrits, j'ai du moins retenu combien, jyareil une fois de plus à René, bien qu'inapte encore à Vapjyarente liaison des idées et déconcertant le lecteur par ros raccourcis pascaliens, les tournants brusques de rotre raisonnement, ro7/s ariez souci de la cadence de ros phrases et par quelle 'jymnastique incessante, quels continuels exercices d' assouplissement, vous atteigniez à la perfection de ces divines vocalises. « Se méfier de

rem universel et tâcher de prendre goût à mes

conceptions arant de trop raturer », cette rude maxime de rie littéraire jetée en maxge d'vn de vos brouillons de Vépor^ue, un jour d'énerrement où la séance avait été particulièrement laborieuse, vous ne l'avez jamais observée, même pour vos articles de journaux, et il n'en est jmint {j'entends de ceux que voifs avez jiigés dignes d'être recueillis en rolume), qui ne portent la trace de corrections nombreuses et presque toujours heureuses, de surcharges qui en étendaient ou en dégageaient humineusemenl le sens. Vous pratiquiez déjà, en cet été de iSHô, ces probes méthodes de travail ; vous ne cessiez d'amender le texte de votre livre. Et l'impression profonde que vous avait faite ce premier contact avec la terre et la m,er bretonnes passa dans vos retouches de Landrellec : car c'est là, j'imagine, sous la lampe, au bruit de la marée qui s'insinuait dans les chenaux sablon-

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