St. Hall, I. p
peu près équivalent pour l'année suivante avec des hauts et des bas peu prononcés jusqu'à vingt et un ans, soit à :
Mais, « les changements dans la complexité de la structure peuvent continuer indéfiniment; ou bien certaines parties peuvent diminuer de poids et d'autres augmenter d'une quantité égale, ou encore des modifications dans la constitution chimique peuvent caractériser les progrès de l'âge » 2. D'après Kaes la complexité du cerveau progresse énormément depuis seize ou dix-sept ans.
En particulier les couches moyennes (middle layer) d'association s'accroissent, d'après Vulpius, dans les régions frontales et une partie des régions pariétales surtout vers dix-sept et dix-huit ans; à partir de ce moment les fibres tangentielles semblent s'accroître en calibre et surtout en nombre. Le manteau gris des hémisphères, dont les 2/3, d'après les recherches récentes de Flechsig3, semblent autonomes, c'est-à-dire sans communication directe avec les centres sensoriels ou moteurs, se développe probablement pendant l'adolescence en même temps que la faculté dialectique dont il a été déjà question. Par là s'expliquerait peut-être en partie le caractère irréaliste des adultes dont les centres supérieurs ont été hypertrophiés par une éducation formaliste au moment de leur plus grand développement.
Quoi qu'il en soit, un fait est certain : c'est qu'à partir de la puberté la croissance de la tête porte presque exclusivement sur les parties extérieures à la masse nerveuse et que celle-ci, au moment même où le cerveau acquiert sa structure la plus différenciée, remplit de moins en moins la boîte crânienne, ce qui infirme dans un de leurs principes les diagnostics psycholo-