‹ L'âme des saisonsChapitre 68 sur 68 · A CELLE QUI EST VENUE · texte numérisé non relu

A CELLE QUI EST VENUE

J^ ai chanté simplement comme un oiseau des bois. J^ai moduléy selon la miance de l'heure, La chanson qui gazouille et la chanson qui pleure , Et je sais que mon âme a passé dans ma voix.

N'e la méconnais pas , puisqu'elle est toute tienne ^ O Sœur! et que déjà dans V angoisse ancienne, Dans le rêve herceur ou le fiévreux émoi, Elle se soulevait en sanglotant vers toi.

Car elle f attendait y ô toi qui es ve7me ! U acacia en fleur s bourdonnait dans Vété... De son premier regard elle Va reconnue, Car elle i^ attendait depuis U éternité.

Maintenant les oiseaux et les bonites pensées Peuplent le doux jardin où tu me tends les bras. Et y comme pour combler nos âmes enlacées, Notre-Dame a donné la lune et les lilas.

V amour et la sagesse ont construit la demeure A Nombre du mélèze et des acacias, Et notre vie s'écoule au sablier de l'heure, Aux S071S divins de la Musique intérieure.

Mets ta main dans ma main et regardons fleurir Le parterre de feu des étoiles... O Chère ! Quel que soit le secret des inondes et des sphères, Quoi que ce soit au fond qu'on appelle mourir.

Nous savons, comme on sait les choses éternelles, Que rien ne brisera notre unioji en Dieu Et qu'au Jour immortel nous serons les deux ailes D'un pur oiseau, planant dans les espaces bleus.

ly novembre iço8.

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