TROISIÈME PARTIE
Conséquences pratiques.
CHAPITRE VI. — La Répression nu Crime. — L’ensemble de ce qui précède nous conduit à cette conclusion que l’anthropologie criminelle proprement dite voit se rapetisser son domaine, tandis que s’amplifient celui de la sociologie et surtout celui de la psychologie criminelles. — Impossibilité actuelle de réformer de fond en comble le code criminel. — Organisation d’une juridiction d’assises plus compétente.
— Création d'hôpitaux-prisons pour les criminels aliénés ou grands névropathes. — Efficacité de l’intimidation.— La prison de Fresnes-lez-Rungis. — La peine de mort; opinion de M. Tarde : adoucissement
et multiplication des exécutions capitales.. 113
CHAPITRE VII. — Le Prophylaxie nu Mal. — Comment l’humanité se préserve des maladies infectieuses. — Seule, l’étude scientifique des conditions de production du mal peut conduire à une hygiène préservatrice, à une prophylaxie rationnelle. — Comment on peut lutter : 1° contre l’hérédité : raréfaction des maladies infectieuses susceptibles de déterminer chez les descendants l’irritation de l’écorce cérébrale ou la rupture des fibres d’association; lutte contre la tuberculose, la syphilis, et surtout contre l’alcoolisme; — 2° contre le mauvais exemple.— Utilité de l’instruction; le retard d’un réflexe est le commencement de la sagesse; passage nécessaire de la force à la ruse. — L’éducation religieuse.
— Les œuvres de préservation et de sauvetage de l’enfance : elles ont déjà fait beaucoup pour la prophylaxie du mal. — Mais il ne suffit pas d’arracher ces jeunes cerveaux aux mauvais exemples, il faut encore les soigner : nécessité de créer des dispensaires d’enfants nerveux. — Traitement du rétré-