‹ L'âme élevée à Dieu [microforme]Chapitre 105 sur 119 · LE RETOUR A DIEU ET LA CONFIANCE EN SA MISÉRICORDE · texte numérisé non relu

LE RETOUR A DIEU ET LA CONFIANCE EN SA MISÉRICORDE

Venez sur le Calvaire, âme affligée à la vue de vos péchés, pénétrée de la grandeur de vos offenses; venez y chercher le remède à vos maux et le pardon de vos crimes: c’est la voix du sang de Jésus-Christ même qui vous appelle. Levez les veux et contemplez Celui qui parait sur la croix; vous trouverez dans son cœur ouvert une miséricorde qui voit des pécheurs, mais qui ne les regarde que pour être touché de compassion et les ee à la pénitence. Considérez que l’état le plus triste et le plus déplorable où l’homme puisse se trouver, c'est l’état du péché et des grands péchés; et que le sentiment le plus ineffable que puisse avoir un Dieu, c'est celui de la grande miséricorde. Les grands crimes sont ceux qui se commettent avec plus de grâces : la grande miséricorde est celle qui arrête le bras vengeur, pour donner le temps du retour aux coupables : elle leur tend les mains, elle les invite ellemème, elle les sollicite et les presse, elle ouvre leurs yeux aveuglés, elle les éveille de leur profond sommeil, et leur fait voir inopinément dans un grand jour l'horreur de leur péché, le danger terrible de leur état, Le chemin d’un retour salutaire.

Grande et inetffable miséricorde d'un Dieu qui, pouvant QU per, aime mieux convertir; qui est toujours disposé à recevoir le pécheur, s'il revient avec sincérité demander sa grâce. Parlez, écheur infortuné : combien de péchés durant votre vie, depuis le premer moment où vous avez commencé d’être pécheur! et combien de traits de bonté dans Dieu depuis ce triste moment ! Qu'avez-vous mille fois mérité, que l'enfer? et cependant quel jour s’est passé où ce tendre Père des miséricordes ne vous ait attendu, ne vous ait appelé, ne vous ait montré et ouvert son cœur pour vous engager à sortir de l’abime où vous étiez plongé, à vous éloigner des portes de la mort éternelle où vous étiez en danger de tomber, et cela sans jamais se lasser de vos résistances, sans jamais se rebuter de vos délais, sans jamais se venger de la rigueur de vos outrages? Actuellement mème, dans quel état êtesvous devant lui, et quel objet présentez-vous à ses yeux ? Or, quelque triste, quelque déplorable que puisse être votre état, quelque grands crimes que vous ayez commis, de quelque grâce

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