‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiment pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 13 sur 95 · HUE | Î + M · texte numérisé non relu

HUE | Î + M

52 . L'AME corps, mais du moment que la foi nous anime, dès lors nous entrons dans la société des fidèles ; nous appartenons à la nation sainte ; nous sommes au nombre des enfants de Dieu ; nous avons droit à l’héritage céleste. Que d’autres se glorifiert donc d’être nés dansles palais des rois, d’être les enfants des grands de la terre ; pour moi, mon bonheur sera toujours d’être enfant de l'Eglise ; pourquoi ? parce que dès lors Je suis assuré d’être dans la voie du ciel, et de marcher dans le chemin du salut ;’&’est celui de la foi; il n’en est point d’autre, et tout autre ne peut conduire qu’au précipice et au dernier des malheurs. Mais, dira-t-on peut-être, il y a hors de la foi tant de personnes d’ailleurs régulières, intègres, irréprochables ; il en est qui pratiquent des bonnes œuvres, qui font des prières, des jeûnes, des aumônes, etc; tout cela est grand et louable ; mais à'tous ces titres il en manque un essentiel encore, la docilité à la foi ; hors de là, il n’y a ni mérite, ni salut, ni récompense : œuvres éclatantes, mais œuvresstériles ; fruits apparents, mais fruits gâtés. En vain donc voudrait-on se glorifier dans ces œuvres , toujours l'Evangile nous dira que celui qui ne croit pas est déjà jugé; toujours l’Apôtre nous annoncera que, sans la foi, on ne saurait plaire à Dieu ; toujours Jésus-Christ même nous ordonnera de regarder comme un paien et un publicain quiconque n’écoute pas l'Eglise, füt-

nous anime, é des fidèles ; ; nous som- |; NOUS avons tres se gloriais des rois, terre ; pour tre enfant de s lors je suis t de marcher i de la foi; il ne peut conles malheurs.

hors de la foi res, intègres, nt des bonnes Jeûnes, des ouable ; mais ntiel encore, a ni mérite, tantes, mais is fruits gâlorifier dans us dira que ujours lA- ) ON ne saubrist même uu paien et Eglise, fût-

M Eglise l’enscigne. Tout est dit dans ces deux

} d’ailleurs aussi austère que les anachorètes , aussi éclairé que les Séraphins.

Quelle sera donc la surprise, la douleur, le 1 désespoir de ceux qui, éloignés de la foi et sépaés de l'Eglise, iront un jour se présenter devant ÿ Dieu, et croyant avoir amassé des trésors de mé- Fites, paraitront à ses yeux les mains vides ? O que mon sort est bien différent ! dans la foi animée par la charité, pas un moment qui ne soit bompté pour le ciel ; pas une action qui ne soit crite au livre de vie; pas le moindre talent qui ‘he produise au cen tuple pour l'éternité. Voici un Bouvel avantage aussi précieux.

# 90 Je suis dans le sein de la foi ; et la foiest t our moi la règle mvariable qui fixe! tous mes doules. Et en combien d’occasions n’ai-je pas besoin Me recourir à elte pour fixer et calmer mes agitaions en fait de créance? tantôt la raison, toujours turieuse et inquiète, veut sonder les mystères de la Religion; à la vue des obscurités des nuages ui se présentent , elle se voit arrêtée à chaque as ; elle se demande, pourquoi ceci? comment ela ? ces raystéres impénétrable semblent l’accaler sous leur poids. Si je n’aique les lumières de cette faible raison, où en suis-je réduit? mais si j'ai recours à la foi, je suis rassuré ; le pourquoi ct le comment disparaissent ; pourquoi ceci ? parcé que Dieu l’a dit; comment cela ? comme

em D

mots, tout est renfermé dans ces deux oraeles,

Tantôt des esprits inquiets et indociles, comme il s’en trouve si souvent dans le monde, viendront me faire des questions sans nombre, élever des diflicultés sur des matières épineuses et relevées ; tant que je serai réduit à moi-même, peut-être ne pourrai-je pleinement les satisfaire. Mais dans mon insuffisance, j je les rappelle à la foi, et dans deux mots je réponds à tout ; que dit l'Eglise? qu enseigne la foi? voilà ‘e8que je,crois et-à quoi je m’en tiens : à Dieu ne plaise que je veuille en savoir davantage!

Encore ne sont-ce là que des doutes propres et personnels ; car dans le sein de l’Eglise même, il s’élève des contestations qui divisent les esprits et qui forment des partis différents. Si dans ce temps de ténèbres j Je ne vois que par mes foibles lumières, que deviendrai-je ? de part et d'autre. on voit des personnes, éclairées, on apporte des raisons, on oppose des difficultés : à quoi s’en tenir ? à la foi : J'en conviens ; mais cette foi véritable où est-elle ? chacun se flatte de l’avoir de son côté, et decombattre pour elle. Voilà le moment décisif » Je prends mon parti sans retour : l'Eglise, l'Eglise, le corps des Pasteursunis à leur “chef, voila la règle , voilà l’oracle. En vain tout autre, ou parti, ou secte ; ou cabale viendront-ils me tenter; s’ils ne sont pas à l'Eglise, ils neme sont rien. Grâces immortel.

à conso idoule:

‘loin d le poi

amis me Co

-ux oraeles.

ciles, comme le, viendront , élever des et relevées ; 1e, peut-être e. Mais dans foi, et dans dit l'Eglise?

ois et-à quoi je veuille en

ites propres glise même, at les esprits . Si dans ce ar mes foi-

de part et lairées , : on difficultés : à viens ; mais un se flatte e pour elle.

mon parti rps des Pas- , voilà l’orau secte ; ou

e sont pas s immortel-

les en soient rendues à la foi : elle a calmé mes Magita ions ; elle a dissipé mes larmes , elle conti- ‘nue à me favoriser de ses dons.

4 30 Je suis dans le sein dela foi et la foi est “pour moi la solide consolation que j’ai dans mes peines : scar, il faut l’avouer , il y a des moments Mdans la vie où la raison pourrait peut-être nous Le ; mais il y en a certains où l’on a besoin “We toute sa religion pour ne pas succomber. Il est des accldénité:si terribles , des événements si funestes , que les consolations ordinaires ne sauroient suffire. En vain , dans l’amertume et l’actablement de cette douleur , une raison toute ne- ‘urelle viendra-t-elleme rappeller l'instabilité des hoses humaines, me dépeindre la vanité de ‘biens de ce monde; tout cela effleure la super cie de mon âme, mais tout cela ne va point usqü’au cœur. En vain une fermeté stoïque et ne sagesse de philosophe viendra-t-elle me débiter es pompeuses maximes , et me dire que le sage ’est ébranlé de rien, que l’homme n’est fait ue pour se posséder lui-même, et dominer les vénements de la vie; ah! retirez-vous, fades 4 consolateurs , laissez-moi dévorer en secret ma douleur : elle m’accable, mais elle me plait : Moin de l’adoucir , vous l’aigrissez, en y ajoutant ‘le poids d’une consolation onéreuse, En vain des amis fidèles , touchés de mon sort , viendront-ils Mme consoler , en m’assurant qu’ils prennent part

YLENÉE A DIEU.

Ed nenes- éme emmsseres tue chante ar aranmr- réa

… da ma om à

calmer les flots agités de cet océan de douleur, #

à mes maux, qu’ils sont sensibles à mon affliction; je les écoute extérieurement avec déférence, mais j'écoute encore plus ma douleur : je ne ? sais comment , dans toutes leurs paroles je ne trouve que vide et que sécheresse ; rien ne me touche , et tout me laisse plongé dans l’abime de cette douleur.

Mais la foi vient-elle à mon secours , et me fait-elle entrevoir que mon affliction peut contribuer à ma félicité ; que-cette affliction entre dans l’économie du salut ; qué la source de mes lar mes peut devenir la source de mon bonheur ? la foi me dit-elle que par mes afilictions je puis expier mes péchés, apaiser la colère de Dieu, mériter une place parmi les élus ? cette foi vient-elle me présenter un Dieu élevé sur la croix pour modele ; ouvrir le Ciel à mes yeux pour récompense de mes travaux; me montrer une étérnité bienheureuse pour terme de mes malheurs ? ah ! dès lors mon cœur commence à s'ouvrir à la patience, mon esprit se prête aux réflexions salutaires, ma douleur me paraît moins amère , peu s’en faut qu’elle ne me devienne précieuse. O foi puissante et divine ! il n’appartient qu’à vous d'opérer ces prodiges : vous me présentez un Dieu mourant, je l’adore, vous m’offrez la croix, je l’embrasse; vous me montrez une éternité , je l’espère. Il ne fallait rien moins que vous pour

ÉLEVÉE 4 DIEU. b7

# mon afilic- 4 mais à votre vue , il me parait changé en tor- 2 déférence, 1 rents de délices.

uleur : je ne "1 4° Achevez donc votre ouvrage, foi saluparoles eme 1 | taire ; et après avoir été ma consolation dans mes ; Ten ne me { peines durant cette vie , soyez encore la solide ns l'abime de | Les qui me rassurera wu-momont dé la most:

. Elle le fera , et c’est même surtout alors qu'elle nous fera goûter ses précieux avantages.

‘1 Je meurs dans la foi , se dira une âme fidèle, …) j'expire dans le seingde l'Eglise : mes derniers de mes lan. ! moments lui seront consacrés , et mes derniers bonheur ? la soupirs seront rendus entre ses mains. Recevez, 5 Je puis ur “foi divine, l'hommage que je vous rends ; ss le Dieu »me- < pie par là expier les outrages que je vous ai faits ! foi vient-elle 4 du moins Je reconnais que vous êtes la seule voie à croix pour E du salut , et le seul chemin qui peut nous conduire pour récom- à Dieu. Que cet aveu d’un mourant vous est gloune étérnité rieux ! maisen même temps qu’il est doux pour Theurs ? ah ! moi !

vrir à la pa- L'Eglise elle-même croit cette pensée si conexions salu- solante pour l’homme à sa dernière heure, et si amère , peu capable de toucher le cœur de Dieu, que dans ieuse. O foi les prières qu’elle lui adresse pour le mourant, qu’ à vous elle rappelle la foi dont il a fait profession dans sa résentez un vie: Dieu des miséricordes, lui dit-elle dans les rez la croix, + sentiments de sa confiance , voilà une âme qui e éternilé, À va paraître devant vous ; ellea bien dés sujets evouspour de redouter ce terrible passage ; mais enfin soue douleur, A venez-vous que dans le fort même de ses égare-

cours , et me | peut contrion entre dans

ments, elle a toujours conservé la foi. Trinité adorable ! Père, Fils, Esprit-saint, elle a toujours confessé votre saint Nom : c’est cette foi qu'elle vous présente avec ses regrets ; soyez-en touché, et recevez-la dans le sein de votre miséricorde.Sortez donc, âmechrétienne , ajoute l’Eglise, comme rassurée ; allez ; vos péchés vous accuseront , mais votre foi parlera pour vous, et sollicitera en votre faveur. C’est le dernier et le plus précieux gage qu’elle. puisse vous donner de sa tendresse. Elle nous le donnera un jour, si durant notre vienou: luisommes fidèles, si nous en conservons les sentiments , et si nous nous eonduisons selon ses saintes maximes.

MÉDITATION

Sur le méme sujet.

C’est un bonheur ineffable pour nous , à mon Dieu! d’être nés dans le sein de la foi mais ce n’est pas assez de connaître et de goûter ce bonheur; nous avons contracté avec elle des engagements. Ils consistent en quatre différents hom. mages qu'elle exige de nous ; hommage de soumission , qui nous la fasse écouter avec docilité : hommage d'affection, qui nous la fasse aimer avec tendresse ; hommage de zèle, pour en défen-

a foi. Trinité » elle a touest cette foi ets ; soyez-en > votre misé- ; ajoute l’Epéchés vous our vous, et dernier et Je s donner de un jour, si les, si nous ‘nous nous

us , Ô mon Oi; mais goûter ce > des engaents hom.

e de soudocilité :

se aimer en défen.

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dre les intérêts avec ardeur ; hommage d'action, qui nous la fasse honorer par nos œuvres.

Dieu saint, auteur et consommateur de la foi,

1 qui avez daigné m'éclairer deses divines Jumières, * M accordez-moi la grâce de bien connaitre mes enga- ‘gements envers elle, et plus encore la fidélité avec

laquelle je dois inviolablement les remplir. ! 10 Hommage de soumission, Et quels doivent

À en être les sacrés caractères ? soumission humble Wet docile ; c’est le partage des véritables enfants 4 de l'Eglise : la foi l’exige d’une manière si indis-

“pensable et siabsolue, que si quelqu’un vient à la lui refuser et à s’en départir, elle le méconnait , elle le condamne, et s’arme contre lui de tous

1? ses anathèmes. Dès lors ce n’est plus pour elle % qu'une brebis indocile ; malheur à elle, si ainsi

égarée elle tombe sous la dent du loup ravissant ! dès lors ce n’est plus qu’une pierre d’achoppement et de scandale qui ne peut trouver place dans l'édifice de la céleste Jérusalem : dès lors ce n’est plus que comme un membre pourri qu’il faut retrancher, de peur qu’il ne communique sa contagion.

Soumission ferme et inébranlable, jusqu’au point de tout sacrifier , de tout souffrir, de tout perdre; plutôt que de perdre, la foi, plutôt même que de s’exposer à la perdre : biens ; honneur, santé , liberté, vie même, tout cela est précieux ; mais si tout cela se trouve en compromis avec la

foi, tout cela doit céder à la foi et s’il le faut, sur les débris de tout cela doit s’élever la foi triomphante.

Soumission surtout intérieure et de cœur : c’est sur cet autel que nous devons offrir cet hommage à la foi. Quand elle commande, elle a droit aux secrètes pensées de notre âme et aux sentiments intimes de notre cœur. Mais une obéissance extérieure , un silence plein d’égards et de déférence ne suffiroit-il pas? Non, il ne saurait suffire à la foi; ce ne serait lui donner que la main, et elle demande le cœur. Foi divine, Église sainte, que ma main droite soit retranchée, si elle trace jamais des caractères que mon esprit démente; que ma langue desséchée s’attache pour toujours à mon palais , si jamais elle prononce des paroles que mon cœur désavoue : ma religion m’enseigne à parler , et non à déguiser ; ma foi m’apprend à mourir , et non à mentir. Une foi qui m’autoriserait à un tel déguisement , n’aurait jamais de part qu’a mes anathèmes : allez , lui dirais-je, vous n'êtes point une foi chrétierine : la probité païenne vaut plus que vous.

20 Nouvel hommage que nous devons à la foi; hommage d’affection , qui nous la fasse aimer, avec tendresse. L’Eglise est notre mère ; en ce point le cœur parle, sans que la bouche s’explique. À cette aimable qualité de mère, liglise sainte, pourrais-je vou; méconnaître ? et à combien de titres méritez-vous ce doux nom? c'est

le faut, sur les triomphante.

le cœur : c’est cet hommage lea droit aux X sentiments ‘issance extéde déférence t suffire à la nain , et elle sainte, que elle trace ; ja- ‘mente; que toujours à a des paroles on m'’enseifoi m'apne foi qui ’aurait jaez , lui ditiétine : la

s à la foi; se aimer, re ; en ce 1e s’explie, liglise et à compm ? c'est

Gr

ous qui m'avez engendré en Jésus-Christ ; vous n'avez {vit naître dans votre sein; vous m'’aez reçu entre-vos bras; vous m’avez nourri Me votre lait , dans ma faim vous m'avez rassasié “ke la manne céleste et du pain des anges ; dans ina soif vous m'avez désaltéré par le breuvage ’immortalité dans le sang de l’Agneau; me favoisant ainsi de vos dons dés l’enfancs, et com- 1 lant ensuite vos bienfaits, d'âge en âge; me Pnontrant le chemin du salut, me conduisant par

da main dans les voies de Dieu, me-rappelant Avec bonté si je m’ égarais me recevant avec ten-

Wresse, si je revenais. Que de prières adressées au Signer pour moi ! que de sacrifices offerts É ur ses autels ! que de secours préparés pour le

! Ciel ! Vous ne bornez pas là vos faveurs : comme c'est dans votre sein que j’ai eu le bonheur de :naitre , c’est encore entre vos bras que j ’espère À rendre le dernier soupir ? c’est par vos mains que je dois être présenté au Père des miséricordes; c'est par votre secours et à l’aide de vos grâces que j'espère une entrée dans sa gloire. Et à qui : | prions ma tendresse , si je vous la refusais ? … justice, reconnaissance, intérêt, ne sont-ce pas + autant de voix éloquentes qui sollicitent pour

1 vous,et me demandent mon cœur ? Je vous le MY consacre et tous ses sentiments pour toujours :

je vous dois toute ma tendresse ; mais\ quelles marques pourrai-je vous la-témoigner ?

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30 Ayons du zèle pour elle : voila le gage le plus assuré que nous pourrons lui donner , et qu’elle recevra avec plus de joie. Du zèle pour la foi! un chrétien pourrait-il en manquer ?

Nous croyons en avoir, nous noûis en flattons ? mais l’avons-nous en effet? Jugeons-nous nousmêmes : en voici les marques. O mon Dieu ! quel ‘examen, ‘ou quel jugement vais-je ici subir ! Ah ! Seigneur , nous sommes fidèles et chrétiens de nom ; le sommes-nous de conduite et de mœurs ?

Notre foi a des commandements, elle a des lois , elle a des pratiques. Ces commandements, les remplissons-nous? ces lois, les respectonsnous? voilà le zèle; pouvons-nous nous flatter d'en être animés? Notre foi a des intérêts, les avons-rious à cœur ? si elle a des succès , y prenons-nous part pour nous en réjouir ! si elle fait des pertes, y sommes-nous sensibles pour nous en afiliger ? voila le zèle , et le seul qu’elle canonise. Sur tout cela chacun doit répondre pour soi; mais pour moi, que puis-je rénondre , qu’en me condamnant ? Notre foi à des ennemis à craindre, des persécutions à essuyer, des combats à soutenir; nous le savons, de quels sentiments sommes-nous touchés? le zèle de la maison de Dieu dévore-t-il notre cœur comme celui du Prophète ? parlons-nous, agissons-nous, vivons-nous pour elle ? que si notre état ne nous permet pas de parler, de raisonner pour la foi; carilne convien-

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nous nous Dieu ! quel ubir ! Ah! hrétiens de de mœurs ?

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là le gage le 4

drait pas à tous de le faire ; du moins prions-nous à pour elle? prions-nous pour sa conservation? { prions-nous pour ses défenseurs ? prions-nous 1 pour ses enfants : ? prions-nous pour ses ennemis ? comme Moïse, levons-nous les mains au ciel, nds que les Josué combattent pour elle ? sans dessuyer leurs travaux, nous aurons part aux dé- “'pouilles : et combien de fois l’homme qui prie, “comme l’homme qui obéit, a-t-il remporté des Victoires? O foi divine! vous le trouviez autrefois Mr les premiers fidèles, ce zèle ardent ils vous J'offraient dans le témoignage de leur sang : ‘qu’ ai-je fait jusqu’ à présent pour vous le témoipner? du moins dans la suite travaillerai-je à le ranimer dans mon cœur ; mon insensibilité, mon tindifférence passée n’est-elle pas un motif bien pressant pour m’y engager ?

4° Un dernier hommage bien précieux que nous devons à la foi, c’est l'hommage de nos œu-

Uvres. La foi et les œuvres doivent toujours être

Ù unies ensemble, et marcher de concert : les œu- " vres sans la foi sont des œuvres stériles; et la.foi . sans les œuvres est une foi morte. L'arbre se con-

ï À naît par les fruits , disait le Sauveur , et le chrétien se connait par les œuvres. Sans qu’on nous ' L'une , nos actions doivent dire quelle est notre religion. Nous ne portons pas notre foi écrite sur notre front, mais nous devons l'annoncer par nos mœurs, et la rendre respectable par notre

conduite, par des œuvres qui répondent de la foi, À qui honorent la foi, qui conservent et entretien- ##

nent la foi. Amour dé Dieu, détachement. de nous-mêmes, charité pour nos frères, édification mutuelle ; tel estle glorieux témoignage que nous devons à la foi, si la foi vit dans nous : mais que serait-ce, à mon Dieu ! si, au lieu de ces œuvres qui doivent soutenir, honorer, conserver ma foi, par mes œuvres mêmes, je la contredisais, .je la déshonorais;-je l’exposais , et, par une suite trop naturelle, je la perdais ?

Et faudrait-il s'étonner , si en contredisant, en

déshonorant, en exposant ainsi notre foi, nous venions enfin à la perdre ? et n’est-ce pas l’exposer, que de nous exposer dans des occasions où nous savons qu'elle risque tout ; de former des liaisons avec des personnes suspectes; d’écouter des discours dangereux en prêtant l’oreille au serpent séducteur ; de se livrer à des lectures profanes et criminelles, capables de porter le poison

également dans l’esprit et dans le cœur; de vouloir parler de tout, juger de tout, décider sur

tout ? Plaignons-nous après cela que nous avons des tentations contre la foi ! et comment cette foi subsisterait-elle dans nous, quand nous prenons tous les moyens pour la perdre? Pensez-vous, disait autrefois le Sauveur du monde, que quand le Fils de l’homme viendra un jour il trouvera encore de la foi sur la terre? Hélas! adorable

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| Sauveur, sans attendre même la f 1 du monde, si 2 vous veniez à présent , en trouveriez-vous beau- : | coup parmi nous? ah! ne nous enlevez pas ce 1 sacré dépôt, n’éteignez pas ce céleste flambeau, ne nous privez pas de cette précieuse portion de votre héritage : punissez-nous , nous le mérilons ; ; mais ne portez pas la punition jusqu’ à éloigner de nous votre divin Esprit, ?t à nous soustraire îles lumières et le don de la foi : « Ne projicias me “lv a facie tua, et Spiritum sanctum tuum ne auferas vame!.»

ÉLEVÉR À DIEU.

4 PRIÈRE

PU

Quelles actions de grâces n’ai-je pas a vous ‘rendre, 0 mon Dieu ! de m’avoir fait naître dans {le sein de la foi , de m'avoir éclairé de ses divines lumières , préférablement à tant d’autres qui gé-

missent dans les ombres de la mort! qu’ai-je fait | pour mériter une telle faveur ? et que ne doisje pas faire pour en témoigner ma juste, ma vive,

“ + mon éternelle reconnaissance ? Je comprends tout

“ke bonheur que cette foi me procure; mais je : sens aussi ce qu’elle demande, et quels sont les … hommages qu'elle a droit d'exiger de moi : je … vous les offre dès à présent; et toute ma vie je | tâcherai de vous les rendre en son nom et par son secours.

1! Psahn. 150.

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66 L’AMF.

Hommage de soumission, je la respecterai avec docilité ; hommage d’affection, je l’aimerai avec tendresse , hommage de zèle, je n’oublierai rien pour en défendre les intérêts avec ardeur; hommage d’action, toute ma vie je m’efforcerai de l’honorer par mes œuvres. Oui, je tâcherai de l’honorer en tout. Je la ferai régner duns mon cœur et dans ma conduite, elle sera l’âme de mes sentiments et de mes actions ; je jugerai des choses selon les vues de la foi; mes pensées, mes projets seront animés de cet esprit de foi. Conservez-la dans moi, à mon Dieu! afin que durant ma vie elle soit la règle de mes mœurs, et qu’à la mort elle puisse recevoir mes derniers soupirs, remettre mon âme entre vos mains, et l’introduire dans le sein des élus. |

PRATIQUES

10 Faire souvent des actes de foi, et en renouveler les sentiments devant Dieu,

20 En toutes choses, autant qu’on le peut, agir en esprit de foi.

3° Renouveler de temps.en temps ses engagements à la foi, et les promesses qu’on lui a faites dans le baptème.

4° Avoir une dévotion, un respect particulier pour les plus petites pratiques de piété consacrées par la foi, avoir de l’eau bénite chez soi; porter

senti la cor

respecterai je l’aimerai n’oublierai ec ardeur ; m’efforcerai tâcherai de duns mon âme de mes ai des chonsées, mes oi. Conserque durant rs, et qu’à rs soupirs,

et l’intro-

et en rele peut,

ses enga- ’on luia

articulier onsacrées j; porter

toujours sur soi-même quelque monument de

piété; se procurer , autant qu’on le peut, les tré-

Lt

sors précieux des indulgences , honorer les ima-

“ges des Saints, sur tout celui dont on porte le

nom.

bo Détester tout livre, tout discours, toute

… liaison qui peut le moins du monde altérer les + sentiments de la foi ; et prier le Seigneur de nous 1 la conserver jusqu’au dernier soupir.

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