‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 39 sur 99 · SAINT ALPHONSE DE LIGUOBI · texte numérisé non relu

SAINT ALPHONSE DE LIGUOBI

V Histoire générale de VÉglise, par M. le baron Henrion (Paris, 1851, tome II, page 272) (1), raconte ainsi qu'il suit, le fait ?>?2racw^gwa? arrivé à Alphonse de Liguori :

Dans la matinée du 21 septembre 1774, Alphonse, après avoir dit la messe, se jeta dans son fauteuil; il était abattu et taciturne, et sans faire le moindre mouvement, sans articuler un seul mot de prière, ni adresser jamais la parole à personne, il resta dans cet état tout le jour et toute la nuit suivante ; durant ce temps il ne prit aucune nourriture, et on ne vit pas qu'il désirât aucun service autour de sa personne. Les domestiques, qui s'étaient d'abord aperçus de sa situation, se tenaient à portée de sa chambre, mais ils n'osaient entrer.

Le 22^ au matin, ils reconnurent qu'Alphonse n'avait pas changé d'attitude, et ils ne savaient plus ce qu'il fallait en penser; ils craignaient que ce ne fût autre chose qu'une extase prolongée. Cependant, quand l'heure est un peu plus avancée, Liguori agite la sonnette pour annoncer qu'il veut célébrer la sainte messe.

A ce signe, ce n'est pas seulement le frère laïque chargé de le servir à l'autel, mais toutes les per-

(1) Voir aussi Histoire universelle de VEglise catholique, par l'abbé Rohrbacher, tome II, page 30; Vie du bienheureux Alphonse Marie de Liguori,p-àr le père Jancart, missionnaire en province, page 370; Elementi délia storia de Somni Pontifici, par Giuseppe de Novaès.

LE DÉDOUBLEMENT DE l'ÊTRE HUMAIN M\

sonnes de la maison, et d'autres étrangères, qui accourent avec empressement. Le prélat demande, avec un air de surprise, pourquoi tant de monde. On lui répond qu'il y a deux jours qu'il ne parle ni ne donne aucun signe de vie. < C'est vrai, répliquat-il, mais vous ne savez pas que j'ai été assister le pape qui vient de mourir. >

Une personne qui avait entendu cette réponse alla, le jour même, la porter à Sainte- Agathe ; elle s'y répandit aussitôt, comme à Arienzo, où résidait Alphonse. On crut que ce n'était là qu'un songe, mais on ne tarda pas à avoir la nouvelle de la mort de Clément XIV qui avait passé à une autre vie le 22 septembre, précisément à sept heures du matin, au moment même où Liguori avait repris ses sens.

L'historien des papes, Novaès, fait mention de ce miracle en racontant la mort de Clément XIV. Il dit que le Souverain Pontife avait cessé de vivre le 22 septembre 1774, à sept heures du matin (la treizième heure pour les Italiens), assisté des généraux des Augustins, des Dominicains, des Observantins et des Conventuels, et, ce qui intéresse encore davantage, assisté miraculeusement par le bienheureux Alphonse de Liguori, quoique éloigné' de corps, ainsi qu'il résulte du procès juridique du susdit bienheureux, approuvé par la Sacrée Congrégation des Rites.

On peut citer des cas analogues pour saint Antoine de Padoue, saint François-Xavier et surtout Marie d'Agréda, dont les dédoublements se produisirent pendant plusieurs années.

s : Le Pi^rispril dûcrît en 1805. — Impressions prosuT les animaux piir les apparitions. — Apparition imort. — Apparition de l'Esprit d'un Indien. — Apparition ïnfant el à sa lante. — Apparition collective de trois . — Apparition collective d'un mort. — Quelques réflexions.

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